Amsterdam – LGBT

Et parce que j’étais motivée, voici un compte rendu de mon voyage d’il y a deux ans à Amsterdam – avec une vision « gay » de la ville. Uniquement en français, sur madmoizelle.com

 

http://www.madmoizelle.com/carte-postale-amsterdam-lgbt-271949

La Réunion – Reunion island

Parfois je rentre chez moi et j’ai l’impression de redécouvrir mon île. Voici quelques paysages typiques, du Nord au Sud de l’île, parce que vous le valez bien 😉

Sometimes I fly back home and it’s like I’m discovering again my own island. Here I put some typical landscapes from the North to the South of the island, because I decided we’re worth it 😉

 

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Leipzig la musicale

Votre serviteur s’est échinée pour pondre un article sur la musique à Leipzig… que vous pouvez retrouver sur MadmoiZelle.com car oui, c’était plutôt là sa place. Mais comme Leipzig appartient également à ce blog… rendez-vous sur: http://www.madmoizelle.com/carte-postale-allemagne-est-leipzig-musicale-269754

 

Amicalement d’Allemagne de l’Est,

Romy

Destination Iceland: Uni, City, Windy

Islande 3e, 4e, 5e jour : Université et Reykjavik, le retour

L’Islande est une île – impressionnante certes, et très belle – mais elle est aussi… ben une île quoi. Avec peu d’habitants. Une toute petite ville principale. Avec ses 300 000 habitants en tout, l’Islande est plus petite en nombre d’humains que Leipzig, la ville en Allemagne,pourtant pas « grande », où je vis actuellement. La Réunion, en contraste, est dix fois plus petite et surtout trois fois plus peuplée.

 

Rien que l’université de Reykjavik est toute petite. Cosy, moderne, pratique, réputée excellente, mais petite. Ce n’est pas une critique cependant. Je la trouve tout à fait agréable. Les cours que j’ai suivi ont l’air bien menés – et ils étaient en allemand, ce qui m’arrangeait aussi – et intéressants. Comme dit plus haut, l’université est moderne et … typiquement scandinave dans son architecture globale (pratique et simple). Il y a des étudiants du monde entier, avec une « dominance » claire de polonais, allemands et danois.

 

Iceland is… an island. Beautiful, impressing but still… an island. With so little inhabitants. A very small main city. With its 300 000 inhabitants, Iceland is smaller than Leipzig, the city in Germany I’m currently living in. Reunion island, my birth island, is 10 times smaller but 3 times more crowded!

Reykjavik University is really small. Cosy, modern, practical, excellent but small. That’s not a critic though. It’s perfect and comfortable. I was in class and it’s really well made – they were in German, what was easier for me than icelandic… – and very interesting. The university is modern and… typically scandinavian in its global architecture (practical, simple but beautiful). There are students from all over the world, with a « dominance » from Poland, Germany and the Scandinavian countries.

 

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Another school

Another school

L’université est à 10 minutes à pieds du centre ville. C’est vraiment une petite ville. Très européenne sur certains côtés, notamment la présence soutenue de graphitis et de magasins de touristes. Typiquement mondiale sur certains autres aspects, comme les restaurants « mondiaux », thai, chinois, japonais, américains, français… Typiquement scandinave enfin, avec une certaine architecture nordique, des références aux sagas et à la vieille Islande… Et totalement différente sur des détails, qui ne permettent pas d’oublier qu’on est un peu coincés au bout du monde.

 

The university is so far away from the center of the town… about 10 min walking. That’s really a small city. Really european one on certain sides, for exemple a lot of street arts and … tourists shops. Typically international with « international » restaurents, thai, chinese, japanase, american, french… But finally also typically scandinavian with a nordic architecture, references to sagas and the Old Iceland… And totally different on details that show us that we’re lost in the middle of nowhere, at the end of the civilized world.

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Destination Iceland: Day 2

 Islande Jour 2 : Reykjavik, la messe et le marché

Un peu épuisée par le trip de la veille, j’ai quand même réussi à me réveiller pour la messe. Bon, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’était pas par conviction religieuse mais parce que mon amie devait y chanter avec son chœur. Il fallait donc bien que je l’accompagne – et j’avais envie de savoir à quoi ressemblait une messe de l’Eglise d’Islande.

L’église ne paye pas trop de mine de l’extérieur mais l’intérieur est totalement… scandinave. J’ai retrouvé les mêmes formes que dans les églises danoises ; les mêmes chiffres sur les murs pour que les fidèles sachent où ils en sont dans leurs livres (psaumes et pas psaumes) ; des prêtres en soutane et autres… Je ne suis même pas certaine que ce n’était pas des catholiques d’ailleurs. La messe se fait en islandais (autant dire que je n’ai rien compris), et les chants l’étaient aussi. Des chants latins en islandais, c’est joli mais rien d’exceptionnel.

 

A bit exhausted after the trip the day before, I managed to wake up early for the mass. That’s not because I’m a believer but only because my friend was supposed to sing for it. I had to join her and I wanted to know how a icelandic mass looks like.

The church is not the most beautiful in Earth but the inside is so scandinavian! I found the same shapes than in Danish churches; the same numbers on the walls for the believers to know what they have to read in their psalm bible; priesters, … I’m not even sure if they were lutherian or catholic. The mass is in icelandic (I did not understand a word except for « amen ») and the songs too. Latin and icelandic, very sweet but not exceptional.

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Plus intéressant par contre, c’était les gens. Les enfants ont des choses à faire – et une fois que le prêtre en a fini avec, un autre les emmènent dans la salle de jeu ou je ne sais où pour qu’ils se tiennent tranquille. L’église est petite mais il y avait une bonne quarantaine de gens – je ne m’attendais pas à autant. Ils ont l’air tous très croyants sauf les ados qui jouaient à la nintendo derrière moi.

Après le service, mon amie et moi nous sommes enfuies dans le vent et la pluie (oui ces mots semblent revenir souvent en Islande) pour rejoindre le marché du dimanche. Situé dans une grande halle de Reykjavik c’est un mixte entre une brocante et un marché aux poissons – parce qu’il y a une brocante ET un marché aux poissons en fait… C’était sympa sans plus – par contre le saumon complet à 6 euros ça donne envie ; comme les « ??? » à 3 euros le poisson complet ; le hareng (salé … j’en ai enfin vu) a la place d’honneur visiblement (ou alors ce n’est pas du hareng et j’ai tout faux ? Mais c’est écrit en islandais, il ne faut pas m’en vouloir). Après un moment à errer et à dépenser (chuut mais j’ai trouvé un dictionnaire anglais-danois à 6 euros – ça vaut minimum 30 en Allemagne pour un Allemand-Danois… et impossible d’en trouver en anglais ou en français –  et des vêtements tout choupis pour les bébés de la famille…), mon amie, son amie et moi sommes ressortis dans le froid pour aller voir Reykjavik d’un peu plus haut, dans un bâtiment en verre typiquement scandinave. C’était assez impressionnant et totalement islandais.

 

More interesting for me though: the people. Kids have a lot to do during the mass – and when the priester is done with them, another one take them to a game room I don’t know where for them to keep calm. The church is small but there were about 40 persons – I wasn’t expecting that much. They look all very believing … except for the teenagers playing Nintendo behind me.

After the service, my friend and I went into wind and rain (very icelandic words) to go to the sunday market. It’s in a big hall in Reykjavik, and it’s a mixt between a flea market and a fisg market – and you can find both there. It’s quite cool – especially the complete salmon for 6 euros… After a moment walking around and spending money on tourist stuffs for my family, I found a English-Danish dictionnary for 6 euros (it’s worth 30 euros in Germany for a German-Danish one) and so sweet clothes for babies. After that, my friend and I went into the cold outside to see Reykjavik from a little higher in a glas building typically scandinavian. That was impressing.

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Puis après avoir traîné un moment là-bas, nous sommes allés dans mon premier café islandais. Pour ça, nous sommes allés au centre-ville. Première impression : Reykjavik est touuuut petit. L’architecture est dans le style auquel je m’attendais, rien n’est très haut, tout est un peu design, très islandais et cosy… et au centre très touristique. Impressionnant comme tout n’a pas l’air naturel : les faux vikings à cornes (les vrais n’avaient jamais de casque à cornes, c’est une invention due à la reconstruction d’une identité romancée scandinave au 18e siècle, pour ceux que ça intéresse) ; les magasins « nordiques », etc. Un peu à l’écart nous avons trouvé un super café … typiquement pour touristes visiblement aussi puisque mes deux compagnes étaient les seules à parler islandais entre elles. Ambiance cosy, totalement dans le cadre de l’ambiance « hyggelig » que j’attendrais au Danemark ou en Norvège. (« hyggelig » veut dire quelque chose entre cosy, charmant, protecteur, chaleureux, « à la maison » ; c’est typiquement scandinave et se ressent dans l’atmosphère mais aussi dans la culture, les interactions… Les scandinaves en sont fiers et en ont « besoin » visiblement. J’aime beaucoup). Cappucino et thé, pâtisserie islandaise achetée au marché, le quatre heures a donc été très sympa. Discuter avec une polonaise et une hongroise (qui se parlent islandais) en allemand et anglais c’est très amusant.

 

After hanging around for a moment there, we went into my first icelandic café, downtown. First impression: Reykjavik is sooooo small. Architecture is scandinavian: not high, everything a bit « design », very icelandic, cosy… and very touristic in the center. It’s impressing how nothing looks natural: false Vikings with helmets, nordic shops, etc… A bit outside the touristic mess, we found a typically touristic coffee shop. Everybody was speak english, except for my friend and a friend of her who met us there (and they were speaking icelandic together). Cosy atmosphere, very « hyggelig » as they say in Denmark and Norway (Hyggelig means cosy, charming,protective, warm, « home like »; it’s scandinavian, both in the structure and in the culture, a proud aspect of the Scandinavians…). Cappucino, Tea, icelandic cakes, we had a sympathetic after lunch.

 

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Le retour par le « lac » (dans le froid et le vent, encore) a été assez sympa – puisque le lac est à moitié gelé, avec des cygnes et d’autres canarnidés (des espèces de canards quoi) qui y nagent ET y font du patin à glace (ou presque), vaut le coup d’œil.

 

Going back next to the « lake » (in the cold and the wind, again) was quite nice: the lake was full of ice with swans and ducks which swim AND ice-skate… Worth it.

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Deuxième journée très intéressante. Et le poisson est bon.

2nd day very interesting. I love fish.

Destination Iceland : Day 1

Islande – Premier jour

Islande. Le nom qui fait rêver. On imagine la glace, les aurores boréales… J’avais les images de l’Edda en tête, l’aventure, les dieux nordiques qui marcheraient encore parmi les vivants alors que dans le reste de la Scandinavie, ils ne sont que les figures résiduelles de morceaux de musique ou de littérature… J’avais l’odeur de la mer et l’appel de la nature.

Bon ben finalement je ne m’en sors pas trop mal avec tous mes rêves.

Certes l’Islande n’a rien de la terre d’accueil des dieux délaissés…et encore que… mais elle laisse une impression durable et donne un grand coup de poing dans la figure quand on la découvre. Mais commençons par le début.

Iceland. Name of a dream. I could imagine the ice, the nothern lights… I had the Edda in minde, adventures, northern gods who walk among the livings whereas they are only residual pieces of music or literature in the other countries of Scandinavia… I imagined the smell of the sea and the call of the wild…

And I wasn’t that wrong with all my fantasies.

I have to confess that Iceland is not the perfect place for abandoned gods… Sometimes only… But it impresses anyone who comes and give to the human being a real punch in the face when he starts to discover it. But let’s begin with the beginning.

16h51, départ de Leipzig. Retard de plus de 5 minutes annoncé. Donc je confirme il n’y a que la Deutsche Bahn qui annonce des retards et arrive en avance. Un copain est venu heureusement me chercher à la gare (Hauptbahnhof au lieu de Südkreuz mais chuuut mon billet ne s’est rendu compte de rien) et le trajet gare-aéroport n’a pas été trop traumatisant – déjà parce qu’il a quand même vachement plus le sens de l’orientation que moi, et qu’il connait un peu Berlin, et qu’il m’a empêchée de paniquer dans cette foule et ces couloirs et ces RER-Strassenbahn… L’aéroport ne vaut PAS le coup d’œil – par contre ils m’ont accordé deux kilos de plus qu’autorisés gratuitement … pour ne pas avoir à trouver un moyen d’accepter ma carte bancaire française visiblement (et par gentillesse. Surtout quand je lui ai dit que j’étais pourvoyeuse en chocolat d’une amie qui fait ses études en Islande, il a eu pitié). Bref avion à l’heure, pas de problème particulier… Trois heures trente de vol – trois places pour moi, donc une heure de dodo  et deux de lectures, ça commençait pas mal.

4:51pm: leaving Leipzig. Delay of more than 5 minutes announced. So I confirm: there is only with the Deutsche Bahn that the announcements for delays are done and the train arrives early. Fortunately a friend came to pick me up at the train station in Berlin then (Hauptbahnhof instead of Südkreuz but shhhh my ticket realized nothing) and the drive from the train to the airport was not too traumatic – because my friend has a  really better sense of direction than me, and he knows a bit Berlin… and he prevented me from panicking in the crowd and the corridors and the RER-Strassenbahn … the airport is not interesting – but  they allowed me two pounds heavier than permitted for free … not to have to find a way to accept my credit card (the French one…) and perhaps by kindness. Especially when I told him that I was the ‘purveyor of chocolate for a friend who studies in Iceland’, he probably had pity for her). Short flight on time, no particular problem … Three hours and thirty minutes flight – three seats for me, so one hour sleep and two readings, the trip started well.

Arrivée à 00h20 heure locale (donc une heure de moins que la France et l’Allemagne), le samedi donc. Encore endormie, j’ai l’impression de rentrer chez moi… ? Chauffeur de bus sympa qui fait la conversation… et je découvre que l’aéroport est à presque 60 km de Reykjavik. L’impression d’être chez moi persiste. Normal. Une île, volcanique, avec (forcément) l’océan, du décalage horaire, des amis à voir… mais le froid achève de me réveiller et voilà que je tente de percer les ténèbres de mon regard perçant de myope qui ne voit rien de base la nuit. Autant dire que je n’ai pas vu grand-chose à part les horribles hotels pour touristes en mal de Viking (non sérieusement les fausses églises nordiques ça ne le fait pas, mais alors pas du tout !). 3h du mat –le temps de charger les autres passagers, avoir l’ordre de partir, faire le chemin ET les arrêts – terminus tout le monde descend. Mon amie est là à m’attendre comme promis – et hop direction sa chambre d’étudiante. (Et encore une fois je vais me moquer du CROUS français qui n’est décidément ABSOLUMENT PAS à la hauteur – ni du Danemark, ni de la Suisse, ni de l’Allemagne… ni de l’Islande).  Au lit vers 4h puisqu’il fallait bien se raconter les dernières nouvelles … et debout à 7heures.

Mais pourquoi tant de haine ? Et ben parce que mon amie a trouvé le plan parfait pour commencer mon séjour. Elle a des connaissances intéressantes – un mec qui fait le tour des pays du nord pour en faire des photos et des articles, même nationalité qu’elle, lui a proposé de la prendre dans une expédition pour aller voir le glacier du Jökulsárlón … et elle a eu l’autorisation de m’emmener. Me voici donc à 8heures du matin en Islande (donc fait pas jour, hein, faut pas rêver) à grelotter sur le chemin vers le point de rendez-vous (l’aérodrome près de l’université de Reykjavik). Et presque une heure plus tard (et autant dire que je ne sentais plus mes oreilles), me voici serrée comme une sardine dans une voiture remplie de hongrois.

Le glacier du Jökulsárlón est à 400 km de Reykjavik. Entre la capitale et le site, il y a donc beaucoup à voir. Ce n’est pas plus mal pour passer le temps.

Le jour finit par se lever complètement un peu avant le départ et je découvre un petit peu de Reykjavik. Premier constat : l’industrie nationale doit être l’industrie automobile vu le nombre de concessionnaires partout. Deuxième constat : la mode est aux 4×4 – et un « gros » 4×4 français a l’air tout petit ici. Troisième constat : il ne fait pas si froid ( 2 degrés au départ ) mais le vent est cinglant.

Sortir de Reykjavik demande peu de temps. Ça a l’air tout petit. J’ai surtout vu des zones industrielles pour être honnête… Et une fois en dehors de la ville, on tombe directement dans la pleine nature. On peut rouler très longtemps sans croiser d’autres voitures… Les villages deviennent de plus en plus petits (je n’ai pas vu une seule vraie ville), jusqu’à être indiqués quand il y a une maison et une grange (pas forcément utilisée la grange d’ailleurs). A noter : même à Reykjavik certains panneaux concernent spécifiquement les tracteurs…  Et des fois, au milieu de absolument RIEN, un panneau indiquant une table de pique-nique ou un téléphone – à 100km de tout…

Une fois dans la pleine nature, la première chose qui m’a choquée c’est… beaucoup de choses en fait. Déjà, tout est hyper plat. A perte de vue, il n’y a que de grandes études balayées par les vents, où aucun arbre ne pousse, où l’herbe est rase – quand il y en a – souvent parsemée de plaques de neige (pas de neige en ville par contre). Et soudain, sans signe annonciateur, une montagne. On a vraiment l’impression qu’on les a posées là, au hasard, en plein milieu, sans même prendre la peine de disposer des signes annonciateurs. C’est plat  et d’un coup, la falaise abrupte d’une montagne. Certaines fois, c’est plus un énorme caillou posé au milieu de nulle part, des fois, c’est une chaîne de glaciers qui apparait à l’horizon, mais tout parait artificiel. J’imagine bien les dieux créer le monde à partir d’une boule de glace, décider des contours de l’Islande un peu au feeling (peut-être en roulant la boule de neige et en la lançant sur l’eau – peut-être comme de la glaise malaxée au hasard) et la rendre très plate d’un coup de paume… avant de décider que c’est un peu trop plat, trop ennuyant, et lancer alors des morceaux de roches pour faire les montagnes sans trop savoir comment on s’y prendre en vrai pour faire surgir des massifs comme ça. Je ne dis pas que c’est pas beau. Au contraire c’est vraiment magnifique –c’est juste une impression surprenante. Les montagnes, c’est réellement le point fort de l’Islande. Les pics sont visiblement pas très haut, mais ils sont bien dessinés et les lignes sont pures, soulignées par la neige et la glace. Une impression de propre, d’éloignement de l’humanité, renforcée par le « rien » de la plaine.

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Parfois, si on regarde les contours des montagnes, on a aussi l’impression étrange d’y voir des visages sculptés dans la pierre. J’ai trouvé plusieurs hommes et femmes ressemblant aux vieilles gravures des Eddas et des sagas – ils ont peut-être tiré les visages de leurs dieux de ces montagnes. Ou les montagnes se sont adaptées aux légendes. Mes yeux ont décidé d’y voir Odin et son œil manquant, Freja et ses pommes  – et j’ai compris pourquoi Wagner et tant d’autres se sont passionnés avant moi pour la mythologie nordique.

Dans les impressions bizarres, il y a aussi la neige. Comme je l’ai dit, il n’y en a pas en ville. Une fois sortis de la ville, il y a des portions de plaine avec des plaques de neige pas encore fondue, en général planquée dans un vague relief ou dans un fossé. Et parfois, d’un coup, descendue des glaciers, une immense coulée de neige et de glace alors que tout le reste n’est même pas gelée. Le pied du glacier a conquis la plaine.

Notre premier arrêt a été un site de cascade. En Islande comme dans le reste du monde, il y a des itinéraires pour touriste (et malheureusement aussi des touristes qui les suivent – autre que moi je veux dire ^^ ). Pour décrire le site : au milieu de nulle part (un nulle part plat) une montagne surgit brusquement d’on ne sait pas trop où ; de cette montagne tombent des chutes et des cascades glacées qui vont irriguer la plaine d’une rivière qui disparait au bout de quelques kilomètres à peine en plein nulle part (toujours plat). Bon, une cascade est une cascade. C’est beau, impressionnant et humide. Mais la question que je me suis bien posée pendant toute la demi-heure passée là-bas est compliquée : d’où vient cette eau et où va-t-elle ?

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J’ai cessé de réfléchir à ça pour re-rentrer me serrer dans la voiture et nous sommes repartis. Nous avons roulé, roulé… et nous nous sommes arrêter manger islandais. Ne vous enthousiasmez pas. Si j’ai bien compris le plat national est le hamburger, et la soupe « traditionnelle » est pour les touristes. Grande claque dans la figure face au steak-frite qu’on a servi à mes co-victimes de voiture – et j’ai apprécié mon sandwiche et ma pomme avec d’autant plus de délectation qu’au moins j’avais du concombre dedans (concombre islandais hein… le truc bien de chez-eux qui pousse sous serre).

Ensuite nous avons vu notre premier glacier de près. Mais comme c’était un « petit » et qu’on avait encore au moins 150 kilomètres à faire, ça n’a été qu’un arrêt-photo de courte durée. Un peu plus longue a été la pause sur la côte. Visiblement les dieux islandais avaient vraiment une vague idée du design scandinave. Ils n’ont pas fait dans le compliqué – mais ils ont oublié de faire dans le pratique. L’Islande est plate… sauf la côte, parce que sinon ce n’est pas marrant. Les falaises se jettent dans une mer grise de froid (si si c’est le froid je vous assure), balayée par les éternels vents islandais … et elle parle. Elle chante avec le vent qui vous fouettent les oreilles… et surtout qui passent dans les énormes rochers poussés dans l’eau comme autant de statues abandonnées… jetées là au hasard comme le sont les montagnes sur la terre ferme. De la suite dans les idées, vous dis-je. Et encore une fois c’est juste totalement magnifique. La montagne enneigée au loin, la mer agitée et ses rochers affleurant – c’est une vision qui donne envie de se taire et de regarder (et pour ceux qui me connaissent, ils savent que c’est dur d’avoir ce résultat avec moi).

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L’arrêt suivant a été pour faire une petite randonnée au pied de la montagne. Enfin d’une montagne. Une parmi tant d’autres. Comme partout, c’est plat jusqu’à ce que ça ne le soit pas. Après quelques minutes de montée, on se rend compte que certes il y a des pierres partout, mais d’un coup on se rend compte surtout que cette ile grise, jaune, noire et blanche est en fait composée de beaucoup plus de couleurs : rouge, violet, vert, … les roches ont plein de couleurs différentes qui ne ressortent pas beaucoup de loin mais choquent un peu de près. La montagne était en fait le dernier morceau du glacier. On atteint le « tobogan » de glace et neige – et dans un creux de pierre où gît un étang glacé, on découvre une caverne de glace. Quelqu’un est en train d’y piocher/marteler quelque part sous terre et le son est assez étrange au milieu du silence total – même le vent semble souffler tout doucement pour accentuer le bruit. La Reine des Neiges, les nains dans la mine, toutes sortes de légendes remontent à la surface – ces histoires que j’ai lu ou entendu étant enfants et dont je me rappelle sporadiquement dans ce genre de situation. Qu’y-a-t-il dans les secrets de la grotte ? On ne saura sans doute jamais puisqu’il est impossible d’y entrer sans matériel. Un secret que l’Islande gardera donc…

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Puis le but de notre voyage se rapproche – et on finit par littéralement tomber dessus. On se doutait que ça devait être dans le coin puisque la chaîne de montagne nous est subitement apparue et a refusé de nous lâcher pendant un moment. On passe un pont et… Ca y est. Nous avons atteint le glacier Jökulsárlón (qui ne se prononce absolument pas comme ça s’écrit d’ailleurs). Il se jette dans la mer, et c’est ce qui le rend si beau. Sa chute de glace s’étend sur des kilomètres avant de fondre dans le « delta » et alimenter l’océan. Et si on fait abstraction des touristes (encore eux – encore nous) c’est la Nature a l’état pur.  La coulée de glace descend – immobile certes mais bon – pour se déchiqueter en blocs de glaces craquelés, puis en lac de glace et d’eau où nagent phoques et oies sauvages (ou je ne sais pas trop quels oiseaux c’était…), pour se jeter étrangement calmement et violemment à la fois dans la mer impatiente. Nous sommes restés des heures à prendre des photos, du haut des dunes, de la « grève » où on prend réellement la mesure des plaques et blocs de glace, de loin, de près… Ce site est magnifique et au fur et à mesure, avec le soleil qui descendait, il changeait réellement. Au fil des saisons, c’est monstrueusement différent d’un jour à l’autre, mais hier, rien qu’au fil de l’heure, tout changeait. Et pour une fille des tropiques comme moi, cet amoncellement de glaces, neige, eau – noire à certains endroits, gris glace à d’autres, bleu clair encore plus loin – avec des animaux pourtant vivants dans l’eau (les phoques notamment se sont montrés plusieurs fois) est particulièrement impressionnant.

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Puis il a fallu affronter la nuit et la pluie et la neige et le vent pour rentrer à Reykjavik. Mais résultat : plein de photos, la main abîmée par le froid, et de supers souvenirs !

Pour ceux qui seraient tentés, des webcams live d’Islande : http://www.livefromiceland.is

— ENGLISH VERSION is to come.

Destination North: Denmark – Part 2 : Copenhagen

Juillet 2012 – July 2012

Départ: Helsingør – Transport: bus – Destination: Copenhague – Durée du séjour: Une journée. Compagnie: plein de gens

Departure: Helsingør – Transportation: bus – Destination: Copenhagen – Stay: a day – Friends: many people

 

On our way to find the center (Copenhagen)

 

Next to the channel – Copenhagen

 

Audi Exhibition – Copenhagen

 

 

One of the major places of Copenhagen

 

On our way to the center of Copenhagen

 

Copenhagen

 

Waiting for the tourists boat

 

Theater’s toilets – Copenhagen

 

 

 

 

 

 

 

Destination North: Denmark – Part 1: IPC and Nordsjaelland

Juillet 2012 – July 2012

Départ: Strasbourg – Transport: avion – Destination: Helsingør – Den Internationale Højskole – Nordsjaelland – Durée du séjour: trois semaines. Compagnie: plein de gens

Au début j’avais un peu peur de ces trois semaines en école au Danemark. Je ne savais pas qui serait là, si ils me plairaient, si j’allais retrouver l’ambiance de l’école telle que je l’ai connu plus jeune… J’étais terrorisée, je ne voulais pas quitter la petite routine estivale que j’avais réussi à avoir à Strasbourg avec mes potes.

Quand j’ai pris le train pour aller prendre l’avion à Paris, je n’étais absolument pas contente de partir. Excitée, oui. Heureuse de pouvoir visiter un pays qui m’attire, oui. Mais rester dans l’école, surtout pas.

L’avion a été trop court et trop long à la fois. Les attentes à l’aéroport ne sont pas les moments que je préfère, c’est sûr. Finalement on a décollé et on a même réussi à atterrir. On est arrivés au Danemark alors qu’on pensait (moi et le couple à côté) qu’on était en train de survoler les Pays-Bas. Oui, le Danemark nous a semblé trèèès plat.

A Copenhague, j’ai suivi les indications téléphoniques de deux copines déjà arrivées pour trouver le bon quai (la gare est sous l’aéroport). Elles sont montées dans le même train à la gare principale… mais l’heure de transport jusqu’à Helsingør n’a pas été suffisante pour qu’on se retrouve. C’est sur le quai de la gare d’Helsingør que j’ai enfin pu retrouver les filles. On avait un plan. Donc forcément on a pris la route du mauvais côté jusqu’à ce qu’on nous indique qu’il fallait aller dans le sens inverse.

La première fois qu’on a fait le chemin (à pied, avec les valises, en retard de plusieurs heures sur l’heure prévue par l’école), on a trouvé ça si long… La côte a été dure à monter.

Helsingør’s street to IPC

On a fini par y arriver, quand même. Tout le monde mangeait. Ils nous ont vu arriver et on se sentait un peu observées quand même.

Et puis tout s’est emballé. Même si le premier regard vers les chambres ne nous a pas forcément fait entrevoir tout ce qu’on allait vivre là. Diner (froid pour nous, retard oblige). Séance de présentation… puis premières discussions autour du feu de camp à l’arrière de l’école.

Le truc horrible: les horaires. 8h-8h20 pour le petit-déjeuner. Autant dire que je n’en ai pas eu souvent. 8h30 début des cours… jusqu’à 12h30. Cours de langue, grammaire, conversation. Mon prof a eu l’intelligence et la gentillesse de nous mettre les pauses quand la machine à café était disponible. Entre 10 et 11h. 12h45-13H30 lunch, avec la pause « annoncement time » de notre directeur. 14h, retour en cours, en anglais ou danois, pour découvrir la culture danoise (design, politique, musique). Jusqu’à 15h30 ou 17h30 selon le sujet. Selon ce qu’on a choisi, on a pu aller en ville / ailleurs.

Je suis tombée sur une coloc géniale. Chambre de deux, et j’ai eu le droit à une fille qui a su gagner très vite mon amitié. Facile, elle était parfaite. Gentille, intelligente, multilingue, musicienne, honnête, jolie… Parfaite je vous dis. On s’est tout de suite bien entendues. La chambre m’a parue bien plus habitable avec elle.

L’école était très bien construite: salle commune, salle de diner, salles de cours, hall/salle de sport, et puis aussi chambres, bibliothèque, salle informatique, grand jardin… Un sous-sol aménagé pour les fêtes, avec aussi une salle de musique, une salle télé, des machines à laver, de quoi faire du tri des ordures… Car oui, à noter: le Danemark est super avancé en tri, et on avait des poubelles et caisses de tri partout. Dans le jardin, il y avait du vrai jardin, des coins tranquilles, une prairie, un étang (avec un feu de camps), etc etc … l’école parfaite.

Les profs étaient tous adorables. Surtout le mien et celui des japonaises. Et évidemment mon prof de « culture », qui m’a montré le street art et les aspects « cachés » du Danemark (powerpoint powa ^^). Le directeur était super aussi, et très amusant. Les cours étaient passionnants, surtout l’après-midi (je suis tombée amoureuse du street-art) et on a rencontré des gens supers (musiciens, acteurs – Troels Lyby est très connu au Danemarkà et on a chanté plein de chansons. Qui restent dans la tête. Pendant des semaines. (Joana, Langebro, Kvinde min, de Kim Larsen par exemple. Til Undgommen m’a aussi bien plu. *)

(* à regarder sur Youtube, si si ^^)

Le plus important c’est aussi la devise de l’école. C’est une « école populaire internationale », ce qui veut dire qu’on vient y étudier, sans examens à passer, juste pour le plaisir d’apprendre et de s’améliorer en quelque chose, parfois juste pour se trouver soi-même, de tous les coins du monde. Elle fonctionne en anglais essentiellement, et notre cours d’été était particulier car c’est le seul de l’année qui est fait pour apprendre spécialement le Danois et la culture danoise. Ca nous a rendu un peu « spéciaux » pour les enseignants, à ce qu’il parait ^^

Comme c’est une école internationale, construite et pensée pour réunir sous le même toit de nombreuses nationalités en paix … pensée pour construire et consolider la paix dans le monde… IPC a vraiment réveillé chez nous l’envie de s’ouvrir aux autres. Et de découvrir plein de choses. Les soirées « découvertes » de la culture japonaise, de films, et les nombreuses séances de discussions /comparaisons de cris d’animaux / origamis, ont eu raison des différences culturelles et on s’est tous fait des amis qu’on n’aurait jamais pensé avoir autrement. Japonaise-portugaise, polonais-serbe, russe-espagnol, française-hongroise,  les tandems étaient nombreux et parfois amusants…

Mais le Danemark n’est pas que IPC, bien que l’école nous ait aidés à en voir plus. On a pu aussi visiter plein de choses dans notre coin du Danemark donc. Un samedi entier a été consacré à la visite de la région: musées (Louisiana, le bunker), châteaux, plages …

Danemark’s beach

C’est vraiment un pays magique. Plat certes (on trouve quand même des collines: genre celle où y avait l’école: plus d’un kilomètre à monter, et on l’a fait plusieurs fois par jour, et… surtout en talons, à minuit, avec les profs, après un concert c’est assez long. J’avais des mollets de fou.)

Première semaine: pluie et froid (ça rapproche), deuxième semaine: pareil, troisième semaine: un soleil implacable (j’ai bronzé au Danemark), 32 degrés, à bronzer dans le jardin…

IPC from the sky

Je ne peux pas tout raconter comme ça d’un seul coup mais… Ca a été trois semaines magnifiques, avec des gens géniaux (sauf trois c**** qui se croyaient au collège et ont gâché des soirées mais bon, y en a partout), et le Danemark, et plus particulièrement IPC m’ont conquise. Je m’y sens chez moi.

Je conseille à tout le monde d’y aller, et j’y retournerai volontiers 😀

Danemark’s beach, view on Sweden overseas

(Lien vers le site de l’école: http://ipc.dk/en/index.asp – en anglais ou danois-)

Departure: Strasbourg – Transportation: flight – Destination: Helsingør – The International People’s College – Nordsjaelland – Stay: three weeks – Friends: many people

Helsingør’s street, first view

First I was affraid to spend 3 weeks in a danish school. I didn’t know who I was going to meet, if it would be a great time, if it would be like being again in school, … I was affraid and I didn’t want to leave Strasbourg because of the great time I was having with friends there…

When I took the train for Paris, and then the flight from Paris to Copenhagen, I was excited to travel to Denmark but not really happy. I knew that visiting the country would be great and interesting but I was so affraid of people…

The flight time was sooo long, and sooo short at the same time. Wainting in the airport is always a complicated time. But I finally left France and we even managed to land safely! We arrived in Denmark so soon after the departure that we thought (the couple next to me and me) that we were above the Netherlands! Denmark seemed terribly flat.

In Copenhagen, I followed the telefonic instructions of two friends already arrived. It was quite easy to find the right train (the station is under the airport), but not to find them: they took the same train but one station later and we had to wait until Helsingør’s station to find each other. There, we tried to find the right way to IPC … but we have a very good sense of direction and we walked in the wrong direction before someone told us where to go.

The first time we walked on that road (walking with the luggages, late!), we found that too long. We had no idea that we would do that several time every day…

We finally arrived à IPC. Everybody was eating and they saw us arriving… Not really a comfortable situation xD

Then everything went so fast. The rooms were strange at first sight, and they did not show us what we were going to live there… Diner, then presentations… and first discussions next to the fire in the garden behind the school.

One horrible thing: the schedule. 8h-8h20 For breakfast. I never had enough time for something else than a coffee. 8h30 lectures start… until 12h30. Grammar, conversation, reading… My teacher had the intelligence and kindness to let us free when the coffee machine was available, between 10 et 11h. 12h45-13H30 lunch, with the « annoncement time » of our director. 14h, back to lectures, english or danish language, to discover the danish culture (design, politic, music). Until 15h30 or 17h30. We had to chose at least one lecture every afternoon, and we were free the rest of the time.

My roomate is the perfect roomate. We had a room with two beds, and I got a roomate who became very fast a friend. She is perfect: kind, clever, musician, multilinguale, honnest, beautiful… She helped me a lot to get used to the school.

IPC is very well built. Common room, diner room, lecture hall, classrooms, rooms, library, computerroom, big garden… and a basement where parties took place, music room, tv room , washing machines, garbage disposals… Denmark is very good at sorting out garbages.. In the garden, we had a real prairie, quiet places,  a pond, a fire place… Perfect school.

All the teachers were cool. Mine and the one for the japanese girls were the bests ^^ Including the teacher who showed me streetart and design – I could listen to him for hours, and his powerpoints were just perfect xD It’s a very different astmosphere than in France. The director was funny and interesting. The lectures were passionnating, espacially on the afternoons. I fell in love with streetart and design. We met great people (Troels Lyby :D) and we sang a lot. Songs which stay for a looong time in your head. Like weeks. (Joana, Langebro, Kvinde min, from Kim Larsen for exemple. Til Undgommen was great too. *)

(* !! Youtube, !! ^^)

The most important was also the « slogan » of IPC.

It was a « folkhighschool », and that means that people come to study without exams, only because they want to learn something, and not only theory but also practical stuffs and things about themselves; and here they come from evrywhere in the world. The school is mostly in english, but my sommer course was special because it’s the time in the year where Danish and danish culture are taught.

IPC is an international school, built and thought to be a place where all the cultures can meet in peace. It was built to consolidate peace around the world. IPC has really awakened in us the desire to open up to others. And to discover a lot of things.

We had evenings to discover the japanese culture. We had a lot of time to discuss together, to do origamis, to compare animals shouts, … and all of that helped to forget that we grew up in different cultures. We all make us friends we wouldn’t have got in other places. Japanese + portugese; polish+ serbian ; russian + spanish ; french + hungarian , …

Denmark is not only IPC, but the school helped us to see a lot from the country.

We had excursion to visit the part of Denmark where we lived (Nordjaelland), museums (Louisiana, …), castels, beaches…

Denmark is really a beautiful country. A flat beautiful country, where the light is magic. The only hill was the one to IPC, where I made my muscles xD

First week : rain and cold; second week: the same… 3rd week: big great sun (I turned coloured!! in Denmark), 32°, … I tanned in the school garden!

I can’t tell everything we did in one post, but it was 3 marvellous weeks, with great people (except for 3 guys I really hated), and Denmark (and especially IPC) are like home now.

(Link to IPC’s website – english or danish possible- : http://ipc.dk/en/index.asp)

Erasmus step 3: Ready, set, go !

Et voilà. J’ai vidé mon appartement – je n’ai presque pas pleuré de rage devant mes cartons qui s’entassaient – , j’ai tout mis à la poubelle-Emmaüs-cave des copains (cf l’article Erasmus part 2); j’ai fait le ménage à fond (si si, et ça m’a pris des heures); j’ai failli pleurer dans les bras de ma proprio (premier appart que j’avais … et que je quitte); j’ai squatté chez des amis; j’ai fait la tournée des adieux (dur dur)… Et le départ est arrivé. Enfin. Déjà. Au secours.

Premier pas: se lever et ne pas déprimer. Je quitte « ma » ville. Strasbourg, qui m’a accueillie trois ans, m’a vue me construire en tant que (presque)adulte, loin de ma famille, près de mes amis. Près de mes passions. Je la quitte. C’est comme une rupture. Et vu le poids de mes valises, ça fait lourd en souvenirs. Heureusement, je me suis permise la folie d’un taxi. Jusqu’à la gare, pour un dernier café avec des amis. Qui m’ont aidée à mettre tout dans le train.

Que deux changements. Je n’étais pas sûre d’y survivre seule. J’ai eu raison de craindre cette partie du voyage. Autant le premier changement à Offenburg s’est bien passé, puisque c’était sur le même quai et que j’avais dix minutes, donc malgré les bagages j’ai réussi à le faire seule… Autant le deuxième changement a été un des pires moments de solitude de ma vie. Dix minutes pour changer aussi, sauf que j’étais tout au bout du quai 9 et que je devais aller au quai 6, au bout inverse en plus! Rien que trouver les escaliers, ça m’a pris 5 min. Les descendre ça a été (plus ou moins), puisque ma valise est descendue toute seule sans me demander mon avis. Remonter ça a été folklo. Deux marches en deux minutes. Le train allait partir. Heureusement un couple d’espagnol est venu m’aider, car je ne pouvais plus bouger. Je ne suis pas montée dans la bonne voiture – pas le temps- et impossible de passer entre les sièges pendant quatre voitures. Ca me semblait insurmontable – ça l’était peut-être moins que ça, mais je n’ai tout simplement pas pu. Alors je me suis installée entre deux wagons pendant presque 4 heures. Assise par terre, adossée à mes bagages. J’ai même réussi à m’endormir.

C’était assez spécial de regarder par la fenêtre du train, voir ces paysages … qui ressemblent tellement aux paysages français que j’ai pu voir (oui peut-être que c’est différent mais moi les arbres ont tous des têtes d’arbres, et les maisons ne sont pas des maisons créoles ^^)… et de me dire que les gens qui vivent là ne parlent pas ma langue, n’ont pas la même culture, la même cuisine, et me trouveront sans doute aussi étrange qu’eux me sembleraient étranges. De me dire que je suis en pays encore plus étranger que la Métropole.

Le ciel m’a d’un coup paru plus haut que le ciel de Strasbourg.

Et puis, arrivée à Leipzig (mon train faisait Wiesbaden-Dresden, mais je l’ai pris de Frankfurt à Leipzig), je suis descendue un peu beaucoup déprimée. Heureusement, la demoiselle qui est venue me chercher est géniale. Elle comprend mon allemand (miracle), elle parle couramment anglais (sauvée), et même un peu français ! Elle aime les mêmes musiques que moi; elle m’a emmenée au Jugendchor de l’Opéra de Leipzig; elle cuisine bien; son appart est magnifique… Elle aurait une chambre de plus, elle serait ma coloc idéale. Grâce à elle, je me sens bien à Leipzig pour le moment. (Oui je sais ce n’est que mon deuxième jour!)

Aujourd’hui la ronde des visites d’appart a commencé.

Le ciel allemand après Erfurt , vue du train- Piece of german sky after Erfurt, my view from the train floor.

I’m done. My flat in Strasbourg is clean, empty, and I gave the keys back to my owner, trying not to cry (I’m so proud I did’nt!). I lived 3 days to my friends’ place. I said goodbye to my friends and colleagues… It was so hard. And I have to leave. Finaly. Already. HELP.

I woke up so early (STRESS). I’m leaving « my » town. Strasbourg. Was there 3 years. I « grew up » here as an « adult ». Far away from my family, but so close with my friends now. I did a lot here. Leaving it it’s like a love break up. And my memories are sooo heavy: my luggages scream it loud ^^ Taxi are the best way not to be killed by them ^^ And to not depress too much, a last coffee with friends, who helped me to carry everything into the train.

I had only two « Umsteigung » (change of train). I wasn’t certain to survive them alone… and I was totaly right. The first change was ok. Same platform, 10 minutes to change, I managed to do it by myself. But the 2nd one in Frankfurt was awful. 10 minutes too … but I was at the end of platform 9 and I should go to the beginning of platform 6. No lift. Only stairs. My luggages went downstairs alone, without my help… but they didn’t want to clim them back by themselves. Without the spanish couple who helped me, I would have missed the train (5 minutes to find the stairs, …). I didn’t go inside the right wagon, but it was so impossible to move that I stayed between two wagons, sit on the floor, resting on my bag. I even managed to sleep! Quite 4 hours to rest and admire the landscapes.

It was so strange to look outside and see these landscapes which seem so similar to the french ones (I don’t know that much french landscapes, I know xD). I was thinking that the people living here don’t speak my language, don’t have the same culture, the same way of eating… Would say that I’m a « stranger »… perhaps a weird stranger. And the sky was suddenly so high.

I finaly arrived in Leipzig. I was depressed. But fortunately, the girl I live with for the moment is the perfect flatmate. It’s a shame she doesn’t have another room so I could stay. She speaks fluently english, but also a bit french! And she understands me when I try german ^^ She loves the same series, the same music, we have a lot in common. Thanks to her, I’m not depressed anymore (and I have more chances to find a place to live in Leipzig ^^ )…

And today I begin the flat and colocation visits.