Leipzig la musicale

Votre serviteur s’est échinée pour pondre un article sur la musique à Leipzig… que vous pouvez retrouver sur MadmoiZelle.com car oui, c’était plutôt là sa place. Mais comme Leipzig appartient également à ce blog… rendez-vous sur: http://www.madmoizelle.com/carte-postale-allemagne-est-leipzig-musicale-269754

 

Amicalement d’Allemagne de l’Est,

Romy

Opera et Cie

Une des plus belles choses qui m’est arrivée grâce à Erasmus c’est retrouver le chemin de la musique.

En arrivant à Leipzig, j’ai eu l’immense joie d’être acceptée dans le Jugendchor (littéralement « choeur des jeunes ») de l’opéra de Leipzig, soit un choeur semi-professionnel qui participe à la fois à certains des opéras avec le Opernchor (le choeur « normal ») et à des productions du Gewandhaus (l’institution de l’orchestre philarmonique), ainsi qu’à des productions spécifiques (comme la mise en musique d’un film muet, des concerts privés…).

En plus de mes cours, cela me prend énormément de temps… Et je ne suis jamais aussi moi-même, apaisée et sûre de moi – heureuse?- que quand je suis à l’opéra. J’ai répétition deux soirs par semaine pour les répétitions régulières, et de nombreuses répétitions additionnelles, avec orchestre ou avec l’Opernchor, pour préparer les productions. Le reste du temps, mes partitions me trottent dans la tête, je discute musique, je vocalise, j’apprends mes textes, … Ma vie devient une symphonie (parfois angoissée) et j’adore ça.

L’avantage de l’opéra, c’est la musique évidemment, mais pas que. Mon niveau de solfège grimpe (et pourtant ils parlent allemand : il faut savoir que « do ré mi fa sol la si » en allemand ça devient « c d e f g h  a » et que les termes musicaux changent parfois aussi beaucoup). Ma capacité à apprendre une partition augmente. Mes connaissances en culture augmentent. … Mes connaissances des gens augmentent. On rencontre des personnes géniales à l’opéra 😀 Ma carte d’employée me donne des réductions pour les productions où je ne chante pas. Je rencontre des gens célèbres (sauf qu’en général j’apprends qu’ils sont célèbres une fois qu’ils sont partis). J’acquiers une expérience de la scène. La vraie scène. A noter: la scène (technique) de Leipzig est une des plus grande d’Europe.

Il faut dire que je baigne dans la musique le reste du temps aussi. Mon stage/volontariat se passent tous les deux pour le Wagner Verband – le Cercle Wagner de ma ville. Je traduis plein de trucs en rapport avec Wagner, sa musique, j’ai plein d’affiches de mises en scène sous les yeux… etc.

Pour le moment qu’ai-je fait?

– en novembre : Häxan (un film d’horreur muet suédois que nous avons mis en musique -le choeur et un orchestre- en live)

– soutien du choeur d’enfants pour Hänsel und Gretel

– choeur avec le Opernchor pour die Meistersinger von Nürnberg (Wagner)

– Konzert für Neugierige pour le Gewandhaus de Leipzig

Sont prévus:

– Parsifal et Rienzi (Wagner et Wagner) avec l’Opernchor

– Häxan de nouveau ( extrait: http://www.youtube.com/watch?v=pP9MN4YxeFw)

– un concert à Dresde

– d’autres opéras.

Et en attendant, j’ai vu la Bohême (Puccini), l’Anneau du Nibelung pour Enfants (Wagner), Cosi fan Tutte (Mozart), et je dois aller voir Die Fledermaus (Strauss) et le Barbier de Séville (Rossini)) – en préparant avec le Cercle Wagner le jubilé de Wagner…

Je ne regrette pas Erasmus rien que pour la musique que ça m’a apporté… 😀

Meistersinger von Nürnberg, Leipzig

One of the nicest things that happened to me thanks to Erasmus is to find again the path of music. When I arrived in Leipzig, I had the immense joy of being accepted into the Jugendchor (literaly « Youth Choir » « ) at the Opera of Leipzig. It is a semi-professional choir which takes part into operas with the Opernchor (the « normal » choir of the Opera) and in productions of the Gewandhaus (the institution in charge of the philarmonic orchestra), and which also makes specific performances (like  the musical setting of a silent film, private concerts …)

It takes me a lot of time besides of my university studies. But I’m never so happy than when I am in the opera –  I am never so myself, calm and self-confident – happy? I have two rehearsals a week for « regular » rehearsals, and numerous additional rehearsals with orchester or Opernchor to prepare the performances on stage. The remaining time, my scores are singing in my head; I takl about music; I sing; I learn my texts, … My life is becoming as a symphony, and it can’t sometimes be stressful but I like it.

The opera advantage is not only music. My level in music theory increases (and yet they speak German you should know that « do re mi fa sol la si » like in French  becomes in German « c d e  f g h a » and musical terms sometimes change as much…). My ability to learn a partition increases too. My knowledge in culture increases… like my knowledge of people. You meet great people at the opera: D My employee card gives me discounts for productions where I do not sing. I meet famous people (except that I usually learn that they are famous once they are gone). I am gaining experience of the stage. The real stage. Note: the stage of Leipzig  is one of the largest stage in Europe.

I must say that I’m also surrounded by music the rest of the time. My internship / volunteer action are both for the Wagner Verband – Wagner Society of my city. I translate stuff related to Wagner, his music, I have lots of posters from the stage under the eyes … etc..

For now what have I done?

– November: Häxan (a Swedish silent horror film for which we made ​​music, with the choir and orchestra in live) – extract: http://www.youtube.com/watch?v=pP9MN4YxeFw

– We supported the children’s choir in Hänsel und Gretel

– With the chorus Opernchor, we sang for die Meistersinger von Nürnberg (Wagner)

– We had a  concert – Konzert für Neugierige – in the Leipzig Gewandhaus

Are planned:

– Rienzi and Parsifal (Wagner and Wagner) with  the Opernchor

– Häxan again

– A concert in Dresden

– Other operas.

And in the meantime, I saw Bohemia (Puccini), the Ring of the Nibelung for Children (Wagner), Cosi fan Tutte (Mozart), and I will go to see Die Fledermaus (Strauss) and The Barber of Seville (Rossini) –  while I’m preparing Wagner’s Jubilee with the Wagner Verband.

I do not regret anything of Erasmus for the music  it brought me … : D

Erasmus : Université

1. Décembre 2012

Weihnachtsmarkt Leipzig

Plus le temps passe, plus je me rends compte des similitudes et des différences entre les cultures que je connais, que ce soit la réunionnaise, la française, la danoise ou l’allemande. Tant de points communs qui finissent abruptement sur une différence majeure.

Rien qu’en prenant la vie à l’université, je me rends compte de ce genre de choses avec un intérêt grandissant. Par exemple, à la fin d’un cours, les allemands sont comme les français: déjà prêts à partir plusieurs minutes avant la fin, et ils se ruent sur la sortie comme s’ils avaient peur qu’on les enferme là (alors qu’on a une demi heure pour changer de cours). Mais ils prennent quand même le temps de toquer sur les tables pour saluer la prestation du professeur (toquer au même sens que toquer à la porte). C’est assez stressant les premières fois, mais on s’habitue et les étrangers testent de nouvelles manières de le faire (main paume vers le haut, ou vers le bas, avec ou sans gants, sur la table, sur le cahier, …).

Autre point commun: les étudiants sont souvent très renfermés au début, et peu attentifs, certains ont l’air clairement peu heureux d’être là et la moitié des effectifs a déjà disparu à cette époque de l’année comme en France… Mais ceux qui restent et qui ont l’air intéressé le sont vraiment: le cours n’est pas effectué seulement par le professeur et quand il propose qu’on pose des questions et qu’on intervienne ce n’est pas une proposition en l’air comme en général en France… les étudiants répondent et participent vraiment ! Avec des super idées pour la plupart du temps puisque le prof n’est jamais pas d’accord. Du coup le cours est plus vivant – et intéressant quand je comprends de quoi ça parle.

Les profs sont en général très abordables… et leur manie de faire des power points est toute à leur avantage ! (Et au mien.) Surtout que la fac est très moderne et que les salles sont toutes équipées comme les bureaux de la CIA (au moins).Je n’ai rien à redire sur les cours que je fréquente sans power points: on a des « readers » avec des textes et des explications qui sont très intéressants, et mes cours d’Amerikanistik (essentiellement de la littérature américaine) me passionnent et me mettent en général de bonne humeur – les profs sont en majorité allemands et leur mentalité suit l’ambiance générale: participation, humour, explications…

J’avais un peu ça avec mes profs en France puisque je suis dans un cursus essentiellement mené par des allemands et des scandinaves, mais ici c’est vraiment exacerbé et j’aime beaucoup l’ambiance. En revanche, le trait principal des allemands est qu’ils aiment en rajouter des couches. Rien que leur manière d’écrire un essay ou un cours le prouve: et on parle, et on parle et on parle. On pourrait croire qu’ils ont pris des cours avec moi ^^ (ou chez des italiens). Cela veut aussi dire que même si on n’a pas tellement d’heures de cours, on a énormément de devoirs à lire, écrire et rendre. Et ça, pour une française en licence, c’est quelque chose d’assez nouveau. Cela ne me dérange pas plus que ça… quand j’ai du temps libre. (Mais je n’en ai pas tellement ^^).

Ensuite, l’ambiance est plutôt détendue ces temps-ci à la fac. Malgré des dossiers et autres travaux à rendre, la période des examens est encore loin (fin janvier) et Noël approche. La fac donne directement sur le début du marché de Noël, donc l’atmosphère est déjà un peu électrique. Les différentes facultés préparent la Nikolaifest (fête de Saint Nicolas) et ce n’est pas un petit pot comme j’ai pu le voir en France, mais ils voient grand. Et interrompent les cours pour venir l’annoncer au micro.

En m’éloignant un peu des domaines universitaires, j’ai encore remarqué d’autres choses. Les gens disent par exemple tout le temps « sorry » comme en anglais pour s’excuser. J’ai cru au début que c’était parce que j’étais étrangère et que c’était écrit avec un panneau lumineux sur mon front même quand je n’ouvre pas la bouche, mais en fait… non, c’est juste que ça fait sans doute « moderne » (mais les plus de 30 ans le disent aussi, pas que la population étudiante).

La culture musicale est aussi beaucoup plus développée qu’en France. Parmi les étudiants que j’ai rencontré, tout le monde est allé au moins une fois voir un concert classique et / ou un opéra, et ils vont régulièrement voir des « choses » au théâtre (concerts, humoristes comme pièces classiques), et tous vont régulièrement à des concerts non-classiques. C’est ahurissant de pouvoir parler de tel ou tel opéra et que ton interlocuteur sache (à peu près voire bien) de quoi tu parles! Alors qu’en France,  c’est souvent considéré comme « snob » ou « ah oui le truc que je suis censé voir pour mon cours de xxx « . Et presque tout le monde sait jouer (ou a su jouer) d’un instrument!

Et puis la culture tout court est bien ici! Mes cours de littérature américaine par exemple ne se basent pas uniquement sur des bouquins mais comprend aussi des films – et dans les autres cours de domaines culturels également, les profs nous suggèrent tel ou tel film pour « comprendre » tel ou tel exemple. C’est normal d’aller à la bibliothèque ou au musée pour un travail et y revenir pour le plaisir.

Après, il y a aussi des côtés très énervants dans le coin. Mais ce soir je ne sais pas trop lesquels – je dois être de trop bonne humeur ^^

Leipzig Weihnachtsmarkt

1st December 2012

I am in Germany for more than two months now and I realize more and more the culture gap and the culture links between all the cultures I know – from Reunion Island, Denmark , France or Germany. There are so many common points… which baldly end on a major difference.

My best example is the university life. It is very interesting to notice all the culture stuffs in the student life!

For instance, at the end of a class/lecture, the german students are really like the french ones: ready to leave a few minutes before the time is up, and they almost run to get out as they were afraid to be locked in! (But we have 30 min to go in the other lecture…). However, they take the time to knock on the tables to greet the professor (like on a door, yes ^^ ). It was quite stressing the first times but I get used to it. (And the international students try sometimes to find other ways to knock: right hand, left hand, palm up, palm down, on a book, on someone else… we are kids.)

Other common point: the students I see are often narrowminded at first, they pay little attention to the class, some seem to be not happy to study, and half of the student already disapeared from our classes since september. As in France. But those who are still there seem to be very interested in all they study. And they show it: the course is not only made by the teacher, and when he asks if someone has got something to add, the student have things to say ! And questions! and they are always « right » according to the professor. And the course became to be more interesting, more living… (and I like it when I understand the stuffs they are talking about ^^)

The professors are mostly approachable… and I really like the fact that they love power points ^^ The university is really modern and well / fully equiped. Like CIA.  And in the lecture without power points, the « readers » are well made with clear and interesting (humoristic?) texts and explanations. For exemple, my classes about american literature passionate me and give me good mood… In most of the case, my teachers are from Germany, and I’m really wonderingif their culture is not the most influent in that reaction: their mentality is about participation, humor, explanations…

I had it a little with my teachers in France because I’m in a course conducted mainly by German and Scandinavian, but here it is exacerbated and I really love the atmosphere. However, the main feature of German is they like to add to many stuffs in their discourses.  Even in their way of writing an essay or  a course proves it: they talk, talk talk … It seems that they have taken courses with me ^ ^ (or with Italians). It also means that even if you do not so many hours, you have a lot of homework to read, write and make. And that, for a French bachelor, this is something quite new. It doesn’t bother me more than that … when I have free time. (But I do not have so much ^ ^).

Then, the atmosphere is rather relaxed these days in the university. Despite essais and other works to  write, the examination period is far (end of January) and Christmas is approaching.  The university is directly on the first houses of the Christmas market, so the atmosphere is already a little « electric ». Different faculties are preparing the Nikolaifest (Feast of Saint Nicolas) and it is not a small drink as I have seen in France, but they want it to be great. And people interrupt classes to come to the microphone to announce stuffs like « Glühwein at 7pm in this faculty »…

A bit away from the academic areas, I have noticed other things. People say all the time « sorry » as an apology in English. I thought at first that it was because I was a stranger (and that it was written with a light panel on my face even when I did not open my mouth, but in fact …) no, it’s just that it’s probably « modern » (but more than 30 years old guys also say it, not only the student population).

Musical culture is much more developed than in France. Among the students I met, everyone went at least once to see a classical concert and / or an opera, and they will regularly see the « stuff » in the theater (concerts, musicals like classical pieces), and all regularly attend non-classical concerts. It is amazing to be able to talk about this or that opera and your partner knows (even though roughly) what you mean! While in France, it is often considered « posh » or « ah yes the stuff that I’m supposed to see my class xxx ». And almost everyone knows how to play (or has played) an instrument!

And then the culture  is here! My courses in American literature, for example, do not rely solely on books but also includes films – and in other cultural fields also, the teachers suggest this or that film to « understand » this or that example. It is normal to go to the library or museum work and come back for fun.

After that, there are also very annoying sides… But tonight I do not know which – I must be too good mood ^ ^

A boire / To drink: Feuerzangenbowle ❤

Erasmus – de l’avantage d’une coloc -I love my flatmates

Erasmus ça a été non seulement le grand plongeon dans l’inconnu de l’Allemagne, nouvelle ville, nouvelle vie, et une langue étrangère. Ca a aussi été  le grand saut dans l’inconnu de la colocation.

Je ne pensais pas être le type de personne qui peut vivre en colocation. Je voyais l’espèce des colocataires comme celle qu’on peut trouver dans les bds, ou dans les films: intenable, insupportable… L’expérience de mes amis n’avait pas aidé à avoir une bonne image (pour deux colocs qui se mettent ensemble, dix autres se tapent dessus…). Bref, j’étais toute angoissée à l’idée de chercher une coloc. Mais bon, financièrement ça m’arrangeait, linguistiquement ça m’arrangeait, meublement parlant de même, et je me suis dit: « quitte à être seule en Allemagne et à galérer, autant en faire profiter les autres. » (Ou pas, mais c’était à peu près ça).

Alors finalement je me suis décidée et une fois que j’ai eu (enfin) trouvé la coloc idéale, j’ai fait un petit tri.

Il y a les mauvais côtés bien sûr:

– il faut demander l’autorisation pour inviter des gens chez toi (bah oui on va pas leur imposer n’importe qui même si j’avais l’impression d’avoir de nouveau 10 ans et de prier pour que mes parents acceptent que je regarde la télé un dimanche après-midi. – et oui ça sonne sadique mais en fait non ^^ )

– tu risques la crise cardiaque une à deux fois par jour quand tu vois l’état du dressing laissé par ta coloc quand elle doit sortir. Mon bordel habituel ne bat pas le sien.

– tu te sens obligée de nettoyer dès que tu fais un truc. Ca peut être positif vu que notre chez nous est propre (à part le dressing) mais du coup ça te fait remarquer dès que ta coloc laisse traîner ses verres à demi remplis partout dans la maison.

– ton coloc ramène sa copine régulièrement. Oui, elle est cool, mais y a certains moments de la journée ou de la nuit où tu voudrais juste être tranquille…

-ils ont un placard rempli de sucreries c’est duuur de résister

Donc voilà. Par contre j’ai découvert qu’il y avait aussi des bons côtés.

– effectivement je parle de plus en plus allemand – même s’ils font parfois l’effort de me parler un peu anglais si je comprends mal

– mes colocs sont censés proposer une « Zweck WG », c’est à dire une coloc où chacun fait sa vie (ce qui me va très bien), mais finalement on fait pas mal de choses ensemble (ce qui me va aussi). Par exemple, des séances d’habillage avec ma coloc, des séances de « cuisine » avec les deux, je leur fais parfois à manger, on prend le thé ensemble (chaï latte ou tisane si si), on discute de nos journée… Et il nous arrive de nous taper des grands moments de rire en comparant nos cultures différentes. L’épisode des escargots et des grenouilles va marquer mon coloc à vie je crois. ^^

– j’ai un grand appart quasiment tout le temps pour moi seule

– la cuisine est immense et je peux tranquillement y bosser et cuisiner

– c’est pas cher xD c’est pas loin de la fac et du reste

– mes colocs sont marrants. Quand je passe du temps avec eux, je me sens bien intégrée et j’apprends beaucoup sur la culture du coin. Par exemple, les mots spécifiques à l’Allemagne de l’Est: Pulli pour Pullover (je disais déjà… faudrait que je demande à ma première prof d’allemand si ça vient d’elle?); Mucke pour Musik, Nikki pour T-Shirt…

Après un mois  et demi de vie commune, je trouve que c’est pas mal. A voir pour la suite?

 

No I’ve found them

 

Erasmus was not only the big jump into the infinity (or almost), into Germany, into a new town, a new life, a strange language… It was also the big jump into the flatsharing.

It was really a terrifying adventure for me: I didn’t think I was the kind of person who can live in community. I really like my independence, to be finally alone after a day of work surrounding by people, cooking alone, enjoy silence… I was affraid to live with people like in comics or series: dirty, or untenable, unbearable, too implicated in my life, … I was also affraid to hate them, to want to leave quiiiickly… I have friends who survived it and « NEVER EVER DO THAT » was their first advice. (And for one couple together, 10 others split up…)

But I had to think about it. I’m in a foreign country, I need to practice the language, to understand the culture, to be helped. I don’t doubt that a lot of people are ready to help a young stranger in the university and so, but at home it’s more practical and closer. To be honnest, it was also a matter of money: less furniture to buy, less caution to pay, less rent to pay for a bigger place… I was ready to share my distress ^^

And finaly I got the (almost) perfect flat – and the (almost) perfect flatmates.

There are bad sides:

– I need to be sure that my flatmates agree when I want to invite people at home (I won’t impose them anybody – but I really felt like I was 10 again, asking my dad to be allowed to watch tv)

– I’m not a maniac but sometimes I just want to die when I see my flatemate’s mess in the dressing room (but notice that we have a dressing room)

– I’m constantly cleaning my stuff because I don’t want them to think French people are dirty xD Could be positive, because our flat is (most of the time) clean but I suddenly notice when someone let his fast empty glass in the kitchen ^^

– my flatemate has a girlfriend. She is cool and everything, but sometimes I just don’t feel comfortable…

– there is a cubboard full of sweets…

But these desagrements are really little, compared of everything else, or compared to what I expected. There is much more good sides.

– I really speak more german – but my flatemates help me in speaking english when I really don’t catch what they are saying.

– Our « Zweck WG » (separated flaresharing) is finally nice: we do some stuffs together, and it ‘s really friendly. Sometimes I have fitting sessions with my flatemate, or we go drink a glas downtown together, I cook sometimes for them, and we compare our cultures and have a lot of fun xD Frenchies are froggies.

– My flat is really big and I’m often alone to enjoy it. The kitchen is sooo big: I can work AND cook comfortably.

– It’s not expensive and not far from the city and the university

– My flatmates are really helpful and fun. I learn a lot with them, especially new words… from East-Germany xD  Pulli for Pullover ; Mucke for Musik, Nikki for T-Shirt…

If I have to sum up… I really was lucky.

 

Erasmus : pictures

At least pieces of joy in that dark world of administration stuffs ^^

Enfin quelques morceaux moins chiants que l’administration 🙂

First place I lived on – Premier endroit où j’ai habité – 3 weeks

 

Ils ont quand même une radio appelée MDR – Radio « LOL »

 

Karl-Marx-Stadt (Chemnitz)

 

Première vraie Trabant – first real Trabant

 

Trabant 😀

 

 

First snow: OCTOBER

 

Première neige OCTOBRE – first snow OCTOBER

 

Classy – bedroom

 

Classy again 🙂

 

University square

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Erasmus : « Burn them all ! »

Titre: fameuse citation de Game of Thrones, qui revient au Roi Fou, qui s’amusait à brûler des gens. C’est à peu près le sentiment que me donnent les papiers et l’administration en ce moment.

 

Erasmus c’est des papiers à faire, on ne l’aura jamais assez répété. Donc pour résumer la situation actuelle:

– j’ai enfin le contrat d’études final à faire signer à mes responsables. Je dis enfin, parce que trois semaines pour répondre en oui ou non (et je vous assure qu’elle fait une certaine économie de mots…) c’est un peu un record. Surtout si c’est pour « oublier » l’accord qu’on avait en France, qui était que je passe encore certains examens en France justement. Enfin bref, j’ai un emploi du temps (pas trop mauvais ma foi) et je vais enfin avoir des signatures dessus. Sauf que la feuille de modification de contrat est tellement compliquée en Allemagne que j’ai… utilisé la feuille de contrat initial. Et merde.

– la banque aussi est un truc à gérer. Tu sais, la banque que tu vas voir avant ton départ pour tout régler. Tu précises bien que tu habites en Allemagne maintenant, que tu as besoin de tout pouvoir régler là-bas. Avant de partir, tu vérifies: « rien d’autre à faire? » et qu’on te dit « oui oui ne vous inquiétez pas ». Et quand tu veux payer ton loyer… tu ne peux pas parce que ton contrat n’autorise pas les virements internationaux. Ce qui veut dire, en passant, que je ne peux pas payer mon loyer à mon coloc, certes, mais aussi que je ne peux pas mettre de sous sur mon compte allemand pour payer dans la vie quotidienne – sachant qu’ils refusent les cartes de crédit en Allemagne dans les trois quart des magasins. Donc là ça va être la course … parce que je dois payer très vite et que ma banque est fermée du vendredi au mardi !

Mon état actuel: http://www.youtube.com/watch?v=o4xrbJe1RHM

Accessoirement je viens aussi d’apprendre que j’ai un « examen » supplémentaire à passer en France – préparation au stage?!- mais que je ne reçois pas les mails de la fac à ce propos. Je reçois à propos de plein de trucs qui m’intéressent pas (et c’est étrange parce qu’avant de partir, je ne recevais jamais rien) mais pas les trucs utiles. Génial.

Enfin c’est des cv et des lettres de motivation. Du genre ce que je fais non-stop depuis une semaine pour trouver un job.

Pour conclure ce coup de gueule, je dirai: merci à mon coloc de m’aider à gérer la langue pour les lettres de motiv, et merci à ma coloc pour m’aider à avoir le sourire même quand il faut gueuler sur la banque 🙂

 

—-

http://www.youtube.com/watch?v=GI5kwSap9Ug  –> it’s currently me. (For Germans: http://www.youtube.com/watch?v=lIiUR2gV0xk)

And the title of this article comes from Game of Thrones: the Mad King used to scream it and to let burn people just because he was mad… I feel the same when we talk about papers and administration.

 

Yes, I know that I knew Erasmus egals a lot of papers. But that much no. To sum up the situation:

– I finaly have got my learning agreement to make my responsibles sign. I say « finally » because I made a lot of changes AND my french responsible only took 3 weeks to answer by « yes ». In fact it was « no, you’ve forgotten your danish exam » … because she completely forgot that she agreed for me to take my exam in France.  But in the end she said yes and I’ll make it sign today. But the german file is so complicated that I use the most simple… which is not the right one, I guess.

– Bank is also a big stuff to handle. You know, that bank you went when you were still in your home country, to be sure that you did everything. You checked « nothing else to do? » and they answered: « no no 🙂 »… But when the time comes to pay your rent… you can’t because your bank contract doesn’t allow international payments!  Which means that I can’t pay my rent AND that I can’t put money on my german account to pay dayly stuffs – because in Germany, no credit card accepted in most of the places! And I can’t do anything before tuesday because my french bank doesn’t work on weekends and they imagine monday to be still weekend (weekEND doesn’t ring a bell…?)

To add it to my wonderful weekend: I just be noticed by a friend that I have another exam to take in France – internship preparation – but I don’t receive emails from my university. (In fact I receive a lot of usell emails – and I don’t understand because I never got that before leaving Strasbourg…). So I’m supposed to write CV and stuffs. Exactely what I do since more than a week to get a job.

So thanks to my flatemates to help me by making me laugh or helping me with the language… and I’ll try to fix everything before the weekend.

Erasmus : 2nd week , the end

Je continue à découvrir mon nouvel univers et ce n’est pas les fossés culturels qui manquent – certains d’entre eux paraissent insurmontables mais j’enjambe allègrement certains autres.

Dans les évènements remarquables, j’en ai plusieurs sympas.

La première chose est que je reste choquée par certains prix. Autant des produits « normaux » avec des prix « normaux » en France peuvent être totalement hors de prix ici (du genre, il est hyper difficile de trouver un fromage qui a une tête de fromage potable et à un prix abordable – idem pour les viandes qui ne sont pas du porc), autant des choses normalement chères (tout est relatif) en France sont… « total billig » (totalement pas chères) ici: un croissant à moins de 40 cents…

Une autre chose est que je suis en Allemagne de l’Est. Ou plutôt ce qui était l’Allemagne de l’Est. C’est réputé ici pour être le nouveau centre de l’Ostalgie (le fait de regretter certains aspects de l’Allemagne de l’Est justement), mais aussi…  le centre néo-nazi. Certains quartiers « alternatifs » sont réputés pour être des repères de nazis… et c’est pourtant là aussi qu’on trouve le plus de tags anti-nazis (« Nazi raus »). Et même, alors qu’un jeune homme, veste de cuir, bottes militaires, crâne rasé, piercings, l’air agressif, a l’air du parfait skinhead… vous pouvez parfois vous apercevoir que sur sa veste cloutée, il a cousu (ou fait coudre) un joli sticker « Gegen Nazi ».

Signe Anti-Nazi

Autre fait qui me choque à chaque fois: les embrassades. Les allemands de Leipzig ne font pas souvent la bise comme en France. Dire bonjour c’est soit de loin (signe de main ou de tête ou juste « Hallo »), soit se serrer la main… soit une bise (une seule) mais généralement suivie d’une accolade – très « câlin » selon moi, et je suis toujours extrêmement gênée, et empotée.

Sinon pour résumer ma deuxième et troisième semaine:

– la fac ne s’arrange pas. J’ai trouvé une solution pour les cours où il n’y a pas de place, ce qui veut dire changer mon emploi du temps et ne prendre que des cours magistraux… Et j’ai trouvé une solution pour les cours de théorie littéraires auxquels je ne comprends rien (aka changer de branche et aller en relations publiques)… mais bien sûr aucun responsable français ne répond à mes mails et je ne sais pas si c’est valide. En tout cas les Allemands veulent mon dossier signé pour la semaine prochaine…

– j’ai enfin déménagé. Et ça grâce à l’amie qui m’hébergeait depuis trois semaines , et grâce à son grand-père qui a été très gentil et disponible. Avec eux, on a pu amener mon lit et mes affaires dans ma nouvelle coloc – ça m’aurait pris des plombes seule (et encore pas sûre que j’y serais arrivée). Mon coloc a été adorable: il m’a monté mon lit, mis mes rideaux, aidé à monter ma lampe… Ma coloc est adorable aussi. Enfin chez moi. Dans un lit. Plus sur un canapé.

Ca fait bizarre.

I’m still discovering my new environment, and I realize that there are a looot of culture gaps between me and the Germans – but if some seams to be really to big, others are easy to jump over.

I have a few remarquable facts:

1) I’m still shocked by the prices. « Normal » stuffs with « normal » prices in France can be totally expensive in Germany… (and I can’t find any real cheese for a normal price here… Or meat that aren’t pork…) But sometimes « expensive » stuffs in France are sooo « billig » (cheap) here: perfect example: a croissant for less than 40 cts!

2) I’m in East Germany. It is not anymore « East Germany » but sometimes it sounds like there is still a lot from that time. Leipzig is known to be the new « Ostalgie » center (ostalgie: is a German term referring to nostalgia for aspects of life in East Germany (thanks Wikipédia)… But also as a center for Neo-Nazis. A few « alternative » neighborhood are known to be lairs for nazi people… In these places, you can find the more anti-nazis taggs (« Nazi raus »). More than that: if a young man, with a leather jacket, army boots, skin head, piercings, with an agressive air, enters the tram… you can sometimes notice that he sewed (or let sewed) a beautiful little sticker « gegen nazi » :

3) Another cultural gap: the hugs. The Germans in Leipzig don’t really kiss to say hello like in France. To say hi, you can do it wawing, with « Hallo », shake hand… or kiss (once) but with an hug… To « hug » for me. I’m always clumsy..

Otherwise, to sum up my 2nd und 3rd weeks:

– the university is not getting better. I found a solution for the lectures where there is no places (= I changed my schedule and I only take lectures without registration). For the awful lectures about literature I just… ran away and found another subject… But I need the approval of my french responsible… who never answers to email… The german administration wants my papers for next week.

– I finaly moved in my new flat – after 3 weeks on my friend’s couch. Thanks to my friend and her grand-father, who really help me to be well in Leipzig, to be able to move, … My new flatmate is also adorable: he helped me with my curtains, my lamp… and built my bed.

Now I’ve started my homeworks… * die *

Erasmus: Class and Immatrikulationsfeier

Commençons par les trucs pas marrants. Ensuite on rira un peu.

Donc,les trucs pas marrants, c’est encore grâce à l’administration que je les vis. J’ai réussi à me créer un compte bancaire… mais ça m’a fait rater des cours,donc je ne sais pas si j’aurai une place dans ceux-ci … surtout que les profs ne répondent pas aux mails visiblement dans cette fac. Les cours, parlons-en !

Dans le système normal, les étudiants allemands ont accès aux cours par internet: ils peuvent voir le nombre de places restantes et surtout s’y inscrire. Dans le système Erasmus… je crois qu’on n’existe même pas. Pas de places prévues pour les étudiants Erasmus. Pas d’accès au système allemand pour savoir si y a des places ou pour postuler. Donc pour résumer, il faut se pointer en cours avec un grand sourire attendrissant et voir 1) si y a assez de places pour tout le monde et 2) attendrir le prof pour qu’il vous laisse rester.

Pour le moment, je n’ai pu avoir que deux cours donc. Le premier est « Theorestische und methodische Grundlagen der Sprachwissenchaft » (ou pour résumer: de la grammaire allemande), qui semble assez intéressant. C’est le même cours d’où on m’a « virée » hier parce qu’il n’y avait pas de place – heureusement, il y a plusieurs td sur le même thème et le prof m’a repérée hier et m’a laissée rester ce matin!

Le deuxième c’était un cauchemar. « Vormärz », soit la littérature allemande entre 1815 et 1848. Juste HORRIBLE. Déjà le prof parle dans sa barbe. Et visiblement ce n’est pas l’allemand standard mais du « Sächsich » (dialecte de Saxe). Et le cours c’est cette langue, avec plein de trucs historiques dont je n’ai absolument pas idée, plein de trucs à lire qui ne m’intéressent pas et servent à rien ET des commentaires composés. Or, comme me l’a écrit sur mon bulletin de 1ere ma prof de français je dois encore « apprendre aussi tôt que possible à faire un commentaire littéraire ». Et comme ce n’est pas pour demain…

En parlant de demain, j’ai un cours de validé, déjà (vu que la prof est ma responsable Erasmus,elle n’allait pas me dire « non non j’ai pas de place,dégage. »). « Ob die Weiber Menschen sind » : « est-ce que les femmes sont des hommes ». J’ai peur que ce soit aussi de la litté pure… * fuis*

Heureusement j’ai pu partir de « Vormärz » plus tôt parce que j’étais invitée à l’Immatrikulationsfeier : la cérémonie d’ouverture de l’année universitaire. Ca avait lieu au Gewandhaus (la grande salle de concert de la ville), en présence du maire, du conseil de l’université, de gens bizarres, de sénateurs, de membres du gouvernement fédéral (un conseil pour les reconnaître: ce sont ceux qui entrent en fanfare avec d’énormes colliers en or);

Immatrikulationsfeier – Gewandhaus Leipzig – with Senate and Government members.

des étudiants, des représentants d’étudiants… et entre chaque discours assommants (sauf celui de la slammeuse qui nous a fait bien rire avec sa critique acérée du groupe Facebook des premières années^^), de la musique – classique, jazz, choeur, par l’orchestre universitaire (très bon), et le Choeur universitaire… et le Tomanerchor (le choeur que Bach lui-même a dirigé en son temps!!). Ca c’était bien!

Tomanerchor

Et finalement, la ville nous offrait la bière gratuite (et des trucs allemands à grignoter) dans la boîte/bar/pub étudiante la plus célèbre de Leipzig – Moritzbastei, qui est construit sous la place la plus vieille de la ville… dans les catacombes. Donc là avec ma coloc et sa pote, on en a profité pour comparer nos modes de vie et conclure que pour vivre la vie de nos rêves, on a intérêt à gagner plein d’argent, et donc à finir nos études.

Et vouala. Souhaitez-moi courage pour demain!

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I did a lot of things these past few days. Not very funy. But I also experienced some funny stuffs.

Annoying stuffs: thank youuuu Administration, my love! I finaly opened a bank account… But I had to skip two classes. I don’t even know if there is still places inside!! And the teachers never answer to the email…

And the lectures… In the ordinary system, the german students can know through a website which class it is possible to attend and if there’s still places in it. They can register and be sure that they will attend the class. In the Erasmus system… we don’t exist. So, no account on the website to know the number of places and to be registered, and no possibility to create an account. So we have to go to class, with a big lovely smile, and to hope that 1) there is still places (and seats) and 2) the teacher let us attend the class.

To sum up, I only could have two lectures. First one: « Theorestische und methodische Grundlagen der Sprachwissenchaft »  (That means german grammar), but that seems to be interesting. And the teacher knows me, because he refused me yesterday xD I’m lucky that he teaches the same things in different times: he knew who I am and let me go in.

The second one: a nightmare.  « Vormärz », which means pure german literature, between  1815 and 1848. Juste HORRIBLE. And I don’t understand the teacher because he speaks in his beard and have a strong « Sächsich » accent (orr he speaks dialect…). That PLUS the historic stuffs I don’t really care about, and a lot to read I totally don’t like, AND literary commentaries… NOT possible. I want to change.

Tomorrow, I have one lecture for sure: the teacher is the lady responsible for the Erasmus student, she assured me a place. »Ob die Weiber Menschen sind » : « Are women men? ». I just hope it’s not a boring literary stuff.

Today I escaped the Vormärz thing because I was invited to the Immatrikulationsfeier : the opening ceremony for the university year. It took place in the Gewandhaus (the big concert hall), with the mayor, the university council, senators, members of the federal parlament (easy to recognize: the big gold necklace is not invisible ^^) , students, reprensatives… and between all the speeches (I did’nt understand most of them, only the funny one by a slam-girl), we had music (classic, jazz, …) played by the university orchester, and songs by the university choir, singing with the Tomanerchor (well-known choir, Bach himself conducted it!) And that was great.

Universitätsorchester

At the end, we were invited by the city to have free beers (and stuffs to eat) in the most known student pub/bar/disco in the city (Moritzbastei, which is built in the oldest part of the city in the cavement !). Here I had great fun with my flatmate and one of her friends. And we decided that we have to finish our study and earn a lot of money to afford our dreamt life.

Frei Bier – Moritzbastei – Immatrikulationsfeier

Wish me luck for the next days to come…

Erasmus : endless administration

VOILA ! Enfin enregistrée à la mairie comme résidente ! Ca s’appelle le « Bürgeramt », et je vous conseille de prévoir entre 3 et 4h d’attente. Pour avoir deux tampons. Qui permettent de faire touuuut le reste.

A part ça, on a eu une bonne nouvelle. Enfin je crois que c’en est une. Pas besoin de s’inscrire dans les cours comme les autres étudiants allemands; on a des papiers à faire signer par les profs mais visiblement on peut choisir d’aller où on veut et se refaire un learning agreement.

Reste désormais le compte en banque à ouvrir – et j’ai envoyé mes attestations d’arrivée (oui j’avais oublié, ben quoi xD)

Finaly registered at the Bürgeramt (central administration from my city) as a resident! 3hours waiting for a stamp! But the paper is the most important paper ever: without, you can do nothing.

I had a good news. I think it’s a good one (I hope so): we don’t have to register in every lecture as the german student do, we just have to come and to ask the teacher to sign something. I have to make a new schedule…

Now, I have to open a bank account – and I sent my attestation of attendance (yes I forgot that xD).

Erasmus : IMPORTANT -> bad news (Administration)

Erasmus c’est la galère, je l’ai déjà dit. Quand on approche de près ou de loin de l’administration on risque gros.

J’ai fait plusieurs découvertes ces derniers temps.

1) mon dossier allemand n’est pas valide en France, et le dossier français n’est pas valide en Allemagne. Bonne nouvelle: ils ont bien voulu les signer tous les deux quand même, mais j’ai eu une double dose de travail!

2) vous payez l’inscription en France et tout le monde vous répète que vous n’aurez rien à payer en Allemagne parce que « c’est le principe d’Erasmus, vu que l’inscription est dans le pays d’origine ». Mauvaise nouvelle: ils oublient de préciser que l’inscription est gratuite mais que vous devez payer tout le reste. C’est à dire la carte étudiante, les services étudiants, l’abonnement de base du tram (90 euros!) qui n’ont pas de rapport avec les cours mais qui sont obligatoires. Je m’en sors pour 125 euros à Leipzig d’un coup(non prévus!) pour tout ça… Plus l’abonnement supplémentaire du tram (l’autre partie ne paye que les transports de nuit et weekends et vous devez payer en plus pour la journée): 90 euros.

3) Vous galérez comme des malades et vous devez attendre des heures pour avoir votre dossier, signer… et vous rendre compte que, selon votre dossier, non vous ne venez pas de France mais de Pologne ! (Faudrait que je retrouve la polonaise qui se coltine mon adresse à moi.)

4) vous refaites la queue pour payer les trucs… mais … votre carte de crédit française ne marche pas. Ils acceptent les cartes de payement à débit immédiat mais pas les cartes de crédit. (Etc’est à peu près partout comme ça, pas qu’à la fac) Donc…

5) malgré les promesses de votre banque française et vos certitudes, vous devez ouvrir un compte allemand. Faites comme moi: demandez l’aide d’un(e) allemand(e) sinon vous allez galérer encore plus.

Avec tout ça, je n’ai qu’une carte d’étudiante provisoire, un dossier avec des erreurs, et encore des trucs à payer. Avant de partir, mettez des sous de côté…

(Ah et la CAF est une bande de vautours: ils ont décidé que je devais rembourser mon alloc de septembre alors que je vivais encore en France o_O)

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Erasmus is something very difficult to reach. Administration is the horrible domain which destroys every hopes…

I discovered that:

1) my german file is not valid in France, and the french one in Germany. However I’m lucky because they accepted to sign both. But I had to prepare two instead of one !

2) You have to paid your registration in France. Everyone is telling you that you won’t have to pay in Germany because it’s « how Erasmus works: you pay all the fees in your home country ». But Bad news: they forget to tell you that you will have to pay a lot for the rest of the student stuffs: the student card, the student services (even when they did nothing to help you), the tram abonment (90 euros), because it has no links with the class and teachers, but they are obligatory! 124 euros for me, includind the basis tram abonment (also obligatory but only valid for nights and weekends). Then I had to pay 90 more for the tram abonment valid the rest of the day.

3) Then you have to wait for hours to get your file and sign everything BUT you notice that you’re not anymore from France but from Poland.

4) You wait again to pay… but your credit card doesn’t work. Only payment cards are working in most of the places in Germany. No credit card.

5) So… Despite the promises from you french bank and all your certitudes, you have to open a german bank account. I asked a german friend for help.

So now I only have a provisory student card, a file with errors and a lot to pay… Be aware that Erasmus costs a lot!