Erasmus – de l’avantage d’une coloc -I love my flatmates

Erasmus ça a été non seulement le grand plongeon dans l’inconnu de l’Allemagne, nouvelle ville, nouvelle vie, et une langue étrangère. Ca a aussi été  le grand saut dans l’inconnu de la colocation.

Je ne pensais pas être le type de personne qui peut vivre en colocation. Je voyais l’espèce des colocataires comme celle qu’on peut trouver dans les bds, ou dans les films: intenable, insupportable… L’expérience de mes amis n’avait pas aidé à avoir une bonne image (pour deux colocs qui se mettent ensemble, dix autres se tapent dessus…). Bref, j’étais toute angoissée à l’idée de chercher une coloc. Mais bon, financièrement ça m’arrangeait, linguistiquement ça m’arrangeait, meublement parlant de même, et je me suis dit: « quitte à être seule en Allemagne et à galérer, autant en faire profiter les autres. » (Ou pas, mais c’était à peu près ça).

Alors finalement je me suis décidée et une fois que j’ai eu (enfin) trouvé la coloc idéale, j’ai fait un petit tri.

Il y a les mauvais côtés bien sûr:

– il faut demander l’autorisation pour inviter des gens chez toi (bah oui on va pas leur imposer n’importe qui même si j’avais l’impression d’avoir de nouveau 10 ans et de prier pour que mes parents acceptent que je regarde la télé un dimanche après-midi. – et oui ça sonne sadique mais en fait non ^^ )

– tu risques la crise cardiaque une à deux fois par jour quand tu vois l’état du dressing laissé par ta coloc quand elle doit sortir. Mon bordel habituel ne bat pas le sien.

– tu te sens obligée de nettoyer dès que tu fais un truc. Ca peut être positif vu que notre chez nous est propre (à part le dressing) mais du coup ça te fait remarquer dès que ta coloc laisse traîner ses verres à demi remplis partout dans la maison.

– ton coloc ramène sa copine régulièrement. Oui, elle est cool, mais y a certains moments de la journée ou de la nuit où tu voudrais juste être tranquille…

-ils ont un placard rempli de sucreries c’est duuur de résister

Donc voilà. Par contre j’ai découvert qu’il y avait aussi des bons côtés.

– effectivement je parle de plus en plus allemand – même s’ils font parfois l’effort de me parler un peu anglais si je comprends mal

– mes colocs sont censés proposer une « Zweck WG », c’est à dire une coloc où chacun fait sa vie (ce qui me va très bien), mais finalement on fait pas mal de choses ensemble (ce qui me va aussi). Par exemple, des séances d’habillage avec ma coloc, des séances de « cuisine » avec les deux, je leur fais parfois à manger, on prend le thé ensemble (chaï latte ou tisane si si), on discute de nos journée… Et il nous arrive de nous taper des grands moments de rire en comparant nos cultures différentes. L’épisode des escargots et des grenouilles va marquer mon coloc à vie je crois. ^^

– j’ai un grand appart quasiment tout le temps pour moi seule

– la cuisine est immense et je peux tranquillement y bosser et cuisiner

– c’est pas cher xD c’est pas loin de la fac et du reste

– mes colocs sont marrants. Quand je passe du temps avec eux, je me sens bien intégrée et j’apprends beaucoup sur la culture du coin. Par exemple, les mots spécifiques à l’Allemagne de l’Est: Pulli pour Pullover (je disais déjà… faudrait que je demande à ma première prof d’allemand si ça vient d’elle?); Mucke pour Musik, Nikki pour T-Shirt…

Après un mois  et demi de vie commune, je trouve que c’est pas mal. A voir pour la suite?

 

No I’ve found them

 

Erasmus was not only the big jump into the infinity (or almost), into Germany, into a new town, a new life, a strange language… It was also the big jump into the flatsharing.

It was really a terrifying adventure for me: I didn’t think I was the kind of person who can live in community. I really like my independence, to be finally alone after a day of work surrounding by people, cooking alone, enjoy silence… I was affraid to live with people like in comics or series: dirty, or untenable, unbearable, too implicated in my life, … I was also affraid to hate them, to want to leave quiiiickly… I have friends who survived it and « NEVER EVER DO THAT » was their first advice. (And for one couple together, 10 others split up…)

But I had to think about it. I’m in a foreign country, I need to practice the language, to understand the culture, to be helped. I don’t doubt that a lot of people are ready to help a young stranger in the university and so, but at home it’s more practical and closer. To be honnest, it was also a matter of money: less furniture to buy, less caution to pay, less rent to pay for a bigger place… I was ready to share my distress ^^

And finaly I got the (almost) perfect flat – and the (almost) perfect flatmates.

There are bad sides:

– I need to be sure that my flatmates agree when I want to invite people at home (I won’t impose them anybody – but I really felt like I was 10 again, asking my dad to be allowed to watch tv)

– I’m not a maniac but sometimes I just want to die when I see my flatemate’s mess in the dressing room (but notice that we have a dressing room)

– I’m constantly cleaning my stuff because I don’t want them to think French people are dirty xD Could be positive, because our flat is (most of the time) clean but I suddenly notice when someone let his fast empty glass in the kitchen ^^

– my flatemate has a girlfriend. She is cool and everything, but sometimes I just don’t feel comfortable…

– there is a cubboard full of sweets…

But these desagrements are really little, compared of everything else, or compared to what I expected. There is much more good sides.

– I really speak more german – but my flatemates help me in speaking english when I really don’t catch what they are saying.

– Our « Zweck WG » (separated flaresharing) is finally nice: we do some stuffs together, and it ‘s really friendly. Sometimes I have fitting sessions with my flatemate, or we go drink a glas downtown together, I cook sometimes for them, and we compare our cultures and have a lot of fun xD Frenchies are froggies.

– My flat is really big and I’m often alone to enjoy it. The kitchen is sooo big: I can work AND cook comfortably.

– It’s not expensive and not far from the city and the university

– My flatmates are really helpful and fun. I learn a lot with them, especially new words… from East-Germany xD  Pulli for Pullover ; Mucke for Musik, Nikki for T-Shirt…

If I have to sum up… I really was lucky.

 

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