Erasmus – 1st day

Von derweg.org – LEIPZIG von Oben

Leipzig c’est beau, c’est pas cher, c’est étudiant… et c’est galère pour trouver un appart toute seule. Oui, il y a les sites qui aident. Mais essayez de vous faire comprendre en bégayant de l’allemand approximatif au téléphone. J’ai vite compris que l’anglais était la solution de rechange idéal. Quand l’interlocuteur parle anglais. Encore une fois, Julia (qui m’héberge) est d’une aide précieuse.

Première visite ce matin. Pas convaincue. Mais j’ai réussi à me débrouiller avec Internet (et les explications de Julia) pour trouver l’appart seule. Bof donc. Cet après-midi, encore une visite. Plus loin. Le plan de Leipzig est compliqué. Surtout quand on a mon sens de l’orientation.

L’autre chose amusante. Se perdre en revenant chez ma copine. En cherchant un magasin pour acheter à manger. (Je cuisine pour la remercier et participer à la vie en communauté, si si.) Toutes les rues ont des noms qui se ressemblent… Gnagnagna-Bergstrasse et Gnognogno-Bergstrasse, je vois pas la différence. Et je cherche encore les « berg » (montagne). Et malgré le « carré » des allemands, on est obligé de traverser en dehors des passages piétons quand il y en a pas du tout dans le quartier!!

Se rendre compte qu’on a oublié la carte bancaire à l’appart. Payer le billet-semaine pour le tram en billet (oui on peut là-bas, prends en de la graine CTS de Strasbourg!). Ne pas savoir si on va au sud-nord-ouest-est de la ville tellement le bus tourne et tout se ressemble. Et y a pleiiin de bus, de trams, etc, différents. Avec plein de noms bizarres. En plus si tu le rates t’es un peu dans le caca, ils ne passent que toutes les dix minutes.

Et puis… Mauvaise surprise: malgré ce que m’a dit ma banque… ma carte bancaire ne passe pas dans la plupart des magasins (genre Netto, où je vais acheter à manger). Et dans mon quartier actuel, y a une queue monstre à chaque banque pour tirer des sous. Je vais devoir réfléchir à choisir une banque quand même…

En attendant, y a des concerts un peu partout. Genre ce soir, dans le quartier où je suis maintenant (Eisenbahnstrasse, près de la gare), il y a un concert gratuit avec projection d’images etc. Musique expérimentale visiblement.

Le Jugendchor de Leipzig est très intéressant aussi… et vu la vie musicale de la ville (et de Julia), je vais m’éclater ici à ce niveau. Si je ne me perds pas trop.

Photo by Michael Taylor, Hamilton, Ontario, Canada – Leipzig’s tramways

Leipzig ist beautiful, cheap, student… but it’s hard to find a flat on my own. I try to find through many websites but it’s so difficult to speak to someone in german at phone when you don’t even can do it correctly in your own language. English is my best help. When the person speaks english. The rest of the time I thank Julia (my « flatmate » for a few days) for saving me.

First colocation visit this morning. It didn’t convince me. But I was on my own with internet and Julia’s explanation, and I managed to find (and go back) where it was. Nothing interesting except the fact that Leipzig is a big and complicated city (compared to Strasbourg). And I have no sense of direction.

Funny things to do: get lost trying to find Netto (it’s where I buy stuffs for third of the french prices – I cook for my « flatmate »). All the streets have got crazy names : Gnagnagna-Bergstrasse and Gnognogno-Bergstrasse seem to be the same for me xD (« Berg » = mountain. Leipzig is flat). And I had to cross the streets without pedestrian passage: they were just… missing! Then I forgot my bank card. I had to pay with a banknote (a thing you can’t do in Strasbourg!!). I was lost in the neighborhood, and I realize that I CAN’T miss a tram because ten minutes is veeeery loong to wait outside.

I also realize that my french bank lied: I can’t pay with my french card in most of the shops here. And in every bank, too many people are waiting to take cash. It’s a complete waste of time. Deutsche Bank now?

But one thing I really appreciate: concerts everywhere. Every kind of music. For instance, tonight, free concert with pictures in my neighborhood (Eisenbahnstrasse, near the main Station).

And the Jugendchor of Leipzig is quite interesting ! Thanks to this musical life (and Julia), I know that I will love Leipzig. If I don’t get lost too much.

Jürgen Szablewski Fotografie – Hauptbahnhof – Main station

Edit: et deux visites de plus à programmer ! (And 2 more visits to do this week !)

Erasmus step 3: Ready, set, go !

Et voilà. J’ai vidé mon appartement – je n’ai presque pas pleuré de rage devant mes cartons qui s’entassaient – , j’ai tout mis à la poubelle-Emmaüs-cave des copains (cf l’article Erasmus part 2); j’ai fait le ménage à fond (si si, et ça m’a pris des heures); j’ai failli pleurer dans les bras de ma proprio (premier appart que j’avais … et que je quitte); j’ai squatté chez des amis; j’ai fait la tournée des adieux (dur dur)… Et le départ est arrivé. Enfin. Déjà. Au secours.

Premier pas: se lever et ne pas déprimer. Je quitte « ma » ville. Strasbourg, qui m’a accueillie trois ans, m’a vue me construire en tant que (presque)adulte, loin de ma famille, près de mes amis. Près de mes passions. Je la quitte. C’est comme une rupture. Et vu le poids de mes valises, ça fait lourd en souvenirs. Heureusement, je me suis permise la folie d’un taxi. Jusqu’à la gare, pour un dernier café avec des amis. Qui m’ont aidée à mettre tout dans le train.

Que deux changements. Je n’étais pas sûre d’y survivre seule. J’ai eu raison de craindre cette partie du voyage. Autant le premier changement à Offenburg s’est bien passé, puisque c’était sur le même quai et que j’avais dix minutes, donc malgré les bagages j’ai réussi à le faire seule… Autant le deuxième changement a été un des pires moments de solitude de ma vie. Dix minutes pour changer aussi, sauf que j’étais tout au bout du quai 9 et que je devais aller au quai 6, au bout inverse en plus! Rien que trouver les escaliers, ça m’a pris 5 min. Les descendre ça a été (plus ou moins), puisque ma valise est descendue toute seule sans me demander mon avis. Remonter ça a été folklo. Deux marches en deux minutes. Le train allait partir. Heureusement un couple d’espagnol est venu m’aider, car je ne pouvais plus bouger. Je ne suis pas montée dans la bonne voiture – pas le temps- et impossible de passer entre les sièges pendant quatre voitures. Ca me semblait insurmontable – ça l’était peut-être moins que ça, mais je n’ai tout simplement pas pu. Alors je me suis installée entre deux wagons pendant presque 4 heures. Assise par terre, adossée à mes bagages. J’ai même réussi à m’endormir.

C’était assez spécial de regarder par la fenêtre du train, voir ces paysages … qui ressemblent tellement aux paysages français que j’ai pu voir (oui peut-être que c’est différent mais moi les arbres ont tous des têtes d’arbres, et les maisons ne sont pas des maisons créoles ^^)… et de me dire que les gens qui vivent là ne parlent pas ma langue, n’ont pas la même culture, la même cuisine, et me trouveront sans doute aussi étrange qu’eux me sembleraient étranges. De me dire que je suis en pays encore plus étranger que la Métropole.

Le ciel m’a d’un coup paru plus haut que le ciel de Strasbourg.

Et puis, arrivée à Leipzig (mon train faisait Wiesbaden-Dresden, mais je l’ai pris de Frankfurt à Leipzig), je suis descendue un peu beaucoup déprimée. Heureusement, la demoiselle qui est venue me chercher est géniale. Elle comprend mon allemand (miracle), elle parle couramment anglais (sauvée), et même un peu français ! Elle aime les mêmes musiques que moi; elle m’a emmenée au Jugendchor de l’Opéra de Leipzig; elle cuisine bien; son appart est magnifique… Elle aurait une chambre de plus, elle serait ma coloc idéale. Grâce à elle, je me sens bien à Leipzig pour le moment. (Oui je sais ce n’est que mon deuxième jour!)

Aujourd’hui la ronde des visites d’appart a commencé.

Le ciel allemand après Erfurt , vue du train- Piece of german sky after Erfurt, my view from the train floor.

I’m done. My flat in Strasbourg is clean, empty, and I gave the keys back to my owner, trying not to cry (I’m so proud I did’nt!). I lived 3 days to my friends’ place. I said goodbye to my friends and colleagues… It was so hard. And I have to leave. Finaly. Already. HELP.

I woke up so early (STRESS). I’m leaving « my » town. Strasbourg. Was there 3 years. I « grew up » here as an « adult ». Far away from my family, but so close with my friends now. I did a lot here. Leaving it it’s like a love break up. And my memories are sooo heavy: my luggages scream it loud ^^ Taxi are the best way not to be killed by them ^^ And to not depress too much, a last coffee with friends, who helped me to carry everything into the train.

I had only two « Umsteigung » (change of train). I wasn’t certain to survive them alone… and I was totaly right. The first change was ok. Same platform, 10 minutes to change, I managed to do it by myself. But the 2nd one in Frankfurt was awful. 10 minutes too … but I was at the end of platform 9 and I should go to the beginning of platform 6. No lift. Only stairs. My luggages went downstairs alone, without my help… but they didn’t want to clim them back by themselves. Without the spanish couple who helped me, I would have missed the train (5 minutes to find the stairs, …). I didn’t go inside the right wagon, but it was so impossible to move that I stayed between two wagons, sit on the floor, resting on my bag. I even managed to sleep! Quite 4 hours to rest and admire the landscapes.

It was so strange to look outside and see these landscapes which seem so similar to the french ones (I don’t know that much french landscapes, I know xD). I was thinking that the people living here don’t speak my language, don’t have the same culture, the same way of eating… Would say that I’m a « stranger »… perhaps a weird stranger. And the sky was suddenly so high.

I finaly arrived in Leipzig. I was depressed. But fortunately, the girl I live with for the moment is the perfect flatmate. It’s a shame she doesn’t have another room so I could stay. She speaks fluently english, but also a bit french! And she understands me when I try german ^^ She loves the same series, the same music, we have a lot in common. Thanks to her, I’m not depressed anymore (and I have more chances to find a place to live in Leipzig ^^ )…

And today I begin the flat and colocation visits.

Destination 1, through time and space: Amsterdam

Mai 2012 – May 2012

Départ: Strasbourg – Transport: avion – Destination: Amsterdam – Durée du séjour: une semaine. Compagnie: O.  de la Réunion, et A. de Paris.
Premier voyage que j’effectuais seule, de mes propres moyens et avec mon propre argent. D’où l’avantage de travailler en même temps que ses études: de temps en temps je peux m’offrir un petit plaisir. Surtout que j’ai eu la chance de trouver un billet vraiment pas cher sur Easyjet, et que là bas, pas de logement à payer puisque j’étais en visite chez un ami qui faisait son semestre à l’étranger.

La première chose que j’ai vu des Pays-Bas, c’était la copie conforme de certaines photos qu’il y avait dans mon livre de géo quand j’étais au lycée. Les ports, les polders, ou je sais plus trop quoi. C’était plat, y avait de l’eau partout… et un grand soleil. Je me suis sentie en vacances.

Premier contact avec le néerlandais dans l’avion. Surprise de l’aéroport avec ses pubs en néerlandais… que je comprenais pas trop mal. L’aéroport est une sorte de grand centre commercial, et ce n’était pas si facilement d’y retrouver O… J’ai fini par l’attendre sans bouger. Il m’a rejointe avec un grand sourire et l’aventure Amsterdam a pu commencer.

D’abord le train. Pas très cher… et super moderne. Avec des contrôleurs étonnants: gentils, prêts à aider, prêts à draguer.

O. habitait dans une résidence étudiante dans un quartier « chaud ». Tellement chaud qu’il n’y a pas d’agressions, même après les matchs de foot. Le stade était d’ailleurs dans la rue derrière la résidence. Imaginez un match important … sans bruit. Ils ont perdus et … ils sont rentrés sagement chez eux, sans gueuler, sans s’énerver. Inimaginable en France. Bref. La résidence en elle-même… summun du luxe: un studio de plus de 20m2, moderne, bien équipé, lumineux, silencieux… dans une résidence aussi moderne et classe et propre. Pour moins cher que mon studio plus petit et pas aussi beau en France. Le charme des pays germaniques.

Dès la première soirée, j’ai exigé de visiter. C’était beau. Un métro décoré et propre – pas cher, bien desservi aussi. Qui donne sur une ville superbe. En travaux, certes, mais superbe. J’ai adoré l’architecture, les petits « plus » comme les maisons qui penchent, les canaux touristiques si romantiques, les petits cafés discrets… les coffeeshops, les musées étranges, les nombreux drapeaux gays. Amsterdam est une ville de contraste. On peut se promener en amoureux en dealant des drogues dures. Ou fumer un joint en dissertant sur les particularités linguistiques des Pays-Bas. Se faire offrir un mojito par un gay avant de prendre une fricadelle au distributeur Febo

Amsterdam c’est le tourisme. Musées, visites, moulins, sex shops, coffeeshops, bars, boîtes, prostituées, gens qui parlent parfaitement anglais, gens ouverts et qui aident volontiers, super taxis à bas prix, etc. Rouge et noir. Et c’est la ville du vélo.

Amsterdam c’est la liberté. Tu t’habilles comme tu veux, tu embrasses qui tu veux, tu vas où tu veux… comme tu veux, vu que leurs rues sont belles, propres, que leurs transports en commun sont efficaces et abordables… Et c’est la ville du vélo.

Amsterdam c’est les études. Universités excellentes, grandes écoles, superbes résidences, plein de choses culturelles. Pas très chère. Et c’est la ville du vélo.

Et comme ils disent là-bas: I Amsterdam. Et je veux y retourner. Je conseille à tout le monde: seul, en couple, vieux, jeune, étudiant, fauché, ou pas, etc. Il y a de tout là-bas et la vue est magnifique pour tout le monde.

 

Departure: Strasbourg – Transportation: flight – Destination: Amsterdam – Stay: one week – Friends: O. from my Island and A. from Paris

It was my first travel alone, paid with my own money, without my family. I love to work during the year, while I’m studying, because it allows me some pleasures like that. I found a cheap ticket with EasyJet and the best thing was that one of my friend offered me a free place to live because he was studying for a semester there.

The first thing I saw from the Netherlands was the perfect copy of some pictures in my geography book from highschool. Harbour, polder, stuffs like that. It was flat, there was water everywhere… and a big sun. It really was perfect time for vacations.

One funy thing: the Dutch. First contact during the flight. It was really a Sims-language like. Then in the airport I discovered that I can understand a lot, because of my practice of English, German and Danish. The airport was … strange for me : really a big mall and it was so hudge ! I had to wait for my friend because I was lost…

Then train. Cheap. Modern. With modern and smiling controllers. Who like to flirt.

My friend lived in a student residence in a popular city area. No danger here though. Even after football match ! And the Arena Stadium was just behind the residence. Imagine a big match… without noise. The Dutch loose … and went back home without crying-screaming-hooliganing. I can’t imagine that in France xD

And the residence… Modern. Luxuous! Studio: 20 m2, modern, with furnitures, with light, still… Not so expensive. I loved it.

From the first evening, I demanded to visit Amsterdam. Was so beautiful by night. The subway was decorated and CLEAN. Cheap. Well served. The town was genial.  In (re)construction but beautiful. Alive. Beating. I loved the architecture, the leaning houses, the channels with boats (so romantic^^), the small and discrete cafés… The coffeeshops, the strenge museums, the gay flags…

Amsterdam is the city of contrasts. You can  walk as a romantic couple dealing hard drugs. You can smoke weed while speaking about linguistic. You can have a free drink from a gay guy before eating meatballs in Febo.

Amsterdam is tourism. Museum, visits, windmills, sex shops, coffeeshops, bars, prostitute, perfectly fluently english speaking people, openminded people who help you without asking, super and cheap taxis… Red and black. City of bikes.

Amsterdam is freedom. You dress as you wish, you kiss who you want, you go where you have to. Where you want. The streets are beautiful, clean, sometimes even funny; the public transportations are efficient and cheap. And it’s the city of bikes.

Amsterdam is studies. Excellent university, high school, superb residences, lot of culture. Cheap. And it’s the city of bikes.

As they said: I Amsterdam. I want to go back there soon. Everybody should visit it at least once. It’s for everybody. For everyone. Alone, couple, old, young, student, rich,or not, etc. It’s a european city. Perfect city?

 

 

PS: My pictures are coming soon.

Erasmus part 2: How to find a place to live

Ca y est, tes papiers sont signés, tu sais que tu dois te présenter à telle date pour finir ton inscription dans ton pays d’accueil… Reste une autre grosse galère. Le déménagement.

Je suis une flippée. Pour moi le déménagement a commencé… Genre trois mois avant la date supposée de mon départ. Plusieurs choses à faire: 1) vider l’appart 2) nettoyer l’appart (et récupérer ta caution) 3) trouver un endroit où crécher le temps que ton train (qu’il ne faut pas oublier de réserver) t’emmène vers l’étranger et le petit 4) galérer pour trouver un appart.

Prenons les dans l’ordre.

1) Vider l’appart.

En France, il existe un site merveilleux qui réjouit les porte-monnaies des consommateurs… leboncoin.fr . Avec cet outil du XXIè siècle, tu peux acheter des objets (qui vont de la savonnette Lush au dictionnaire de persan en passant par un boulon Ikea) pour très peu cher… Et surtout, petit Erasmus dans la dèche, tu peux vendre tes propres meubles. Je m’y suis prise mi-août pour partir fin septembre… Et je valide. C’est rapide. Fin août je devais déjà aller mendier un tabouret à ma voisine. (Quelques conseils : mettez des prix raisonnables et ajoutez leur 5 ou 10 euros… ce sont ces 5 ou 10 euros que vous accepterez de négocier avec l’acheteur… Sinon ils essayent de l’avoir à moitié prix du moitié prix.)

Donc voilà… La plupart de l’électroménager et des meubles sont partis rapidement… Restent les livres. Et moi, j’ai la chance d’avoir une de mes meilleures amies qui lit autant que moi (voire plus), qui a accepté de les prendre en pension tant que je vadrouille hors de France. Mes (tonnes de ) livres sont donc bien protégés et on veille sur eux.

Les cartons… J’en ai pas tellement finalement, puisque ma vie est allée à la poubelle (il faut vous y préparer), à Emmaüs, et sur le BonCoin. Ils vont squatter discrètement (ou pas) un bout de cave par ci, par là… En priant pour qu’ils soient entiers dans un/deux ans.

2) Nettoyer l’appart

Le truc qui me fait peur. Parce que faire des cartons, ok, je peux. Mais nettoyer ensuite l’appart vide… me terrorise. Ca ne sera plus mon appart. MON appart. Et puis je veux récupérer ma caution et je suis un peu maniaque, donc j’ai peur que mon proprio repère touuut ce que je risque de laisser. Donc ça va me prendre des heures pour les moindres détails. S’pas intéressant, passons au 3).

3) Merciii à mes amis

Parce que ça c’est facile: les amis ont toujours un canapé / un clic clac / un carton dans la cave pour te dépanner deux trois jours. Pour ma part théoriquement, je squatterai 3 nuits chez eux…

4) Le pire du pire

Trouver un appart.

Parce qu’Erasmus c’est la galère jusqu’au bout tu vois? (Je t’avais dit: il faut de la motivation).

Le Studentenwerk de mon université d’accueil n’a toujours pas traité mon dossier de demande de logement à 10 jours du départ. Alors soit ils se décident subitement au dernier moment (malgré le fait qu’ils n’ont pas répondu aux deux derniers mails et que je vais devoir APPELER en allemand, tout ça), soit je trouve autre chose.

En Allemagne, un site sympa: http://www.wg-gesucht.de/ si tu veux trouver une coloc (ils proposent aussi des studios il me semble) : Erasmus, c’est la liberté, la découverte… Pourquoi ne pas le faire avec des allemands (et économiser sur le prix d’un appart seul ^^) ( – au cas où, celui-ci marche pas mal aussi : http://www.dsble.de/)

Mais bon un désavantage pour tout: tu n’es pas sur place pour visiter. Alors voilà… deux solutions pour moi: y aller et visiter ou rester ici et abandonner. Donc je vais y aller.

Ma ville a une auberge de jeunesse spécialisée dans ce genre de choses International Guesthouse Leipzig.  Théoriquement, elle n’est pas très chère pour un court séjour… De quoi avoir un lit le temps de trouver une chambre ^^

Autrement, à tester, le Couchsurfing. http://www.couchsurfing.org Des gens t »accueillent sur leur canapé une ou deux nuits, en échange de bonne compagnie … Attention aux annulations de dernière minute et à qui vous vous adressez, mais le site vérifie ses clients et aucune de mes amies n’a jamais eu de problèmes 🙂

Sinon, faut avoir de la chance… comme moi: une gentille demoiselle qui est à l’université aussi me propose son salon pour arriver et passer quelques jours le temps de faire mes visites. Juste parce que « elle a été une nouvelle un jour » et qu’elle sait quelle galère c’est. Trop sympa. (Mon dieu, que lui trouver pour la remercier,et est-ce que ça va entrer dans mes bagages??)

Allez, courage à toi (et à moi). Après plein de refus de colocs parce que je ne pouvais pas visiter, j’ai enfin décroché deux rdv… J’espère que ça marche. Ich drücke die Daumen !

That’s it! You’ve got all your papers signed and you know where and when you have to register in your host-university… But it’s not done… The big horror-show is to come: now you must move!

Everything is very difficult to do for me because I fear every possibility for something to go wrong. So I started my preparations… 3 months before the date I decided to actualy move. Many things to do: 1) make my flat clear, 2) clean it (get your caution back) 3) find a place to live a few days before moving … and the best one: 4) find a new flat.

1) and 2) Clear and clean my flat

In France, what a wonderful website… leboncoin.fr . Thanks to it, your purse likes you: you can buy usefull and useless stuffs for quite nothing… And as an Erasmus student, the best thing is… that you also can sell all your furnitures very quickly. I did it. Before the end of August, I had to ask my neighbor for a stool because I had no chairs anymore! It’s very quick but I give you a little advice: display reasonnables prices but add them 5 or 10 euros because almost everybody tries to bargain even if it’s already half-price.

I was lucky to have such good friends for my books… My lovely books are in « vacation » at one of my best friends’ place. I know she’ll take care of them and read them regurlarly…

Boxes… I don’t have so many of them, because half of my life was thrown into a big garbage (you have to  be prepared !), or in Emmaüs… My (no so little) boxes will discreetly squatter my friend’s cellar for a while… If I can take them back in a few years…

When the place is clear… you have to clean it. Good luck. The emptyness is a reliable way to depress… Not my flat anymore?

3) Find good friends and live at their place waiting for your train

Every place is good: a sofa, a bath, a box in a cellar…

Don’t forget to thank them AND to invite them to your new place. One day. If they have money. And time.

4) The worth part of your moving is to come…

You have to find a new flat. Because doing Erasmus is something weird from the beginning to the end. (Motivation I said.)

The Studentenwerk (student service) of my new university didn’t look at my candidature yet. 10 days before leaving France. So I had to react… And it’s VERY complicated to find a flat or a room somewhere without being on place to meet people.

In Germany, they luckily have got a wonderful website: http://www.wg-gesucht.de/ if you want to flatshare. It’s cheaper, it’s « student », and a very good way to really discover your new country’s culture. (This site is also helpful: http://www.dsble.de/)

But you have to visit the flat and meet the people to decide or to be chosen as a new flatmate. That’s why I decided to leave France earlier and to try to find something directly in Germany.

My city (Leipzig) has got a international youth hostel to help student: International Guesthouse Leipzig.  Not very expensive for a short stay. Said to be good. I also wanted to try Couchsurfing: http://www.couchsurfing.org but you have to be sure to have another solution in the case the guy lets you down.

I was once again so lucky… A kind lady of my university offered me to stay at her place when I arrive, for a couple of day, just to have time to find a new flat… Because she was a « erstie » (first year) once, and she knows how difficult it is to come in a new city, knowing noone and nothing about it…

I have to be brave. To be good enough to please the people I have an appointment with. 2 appointments now… It will be ok, sure. Ich drücke die Daumen !

Erasmus – Part 1: how to survive the French administration.

Quand? De février 2012 à [encore en cours]

Où? Université de Strasbourg – université de Leipzig

Que faire? Plein de choses.

La décision de partir en Erasmus se prend… oh je dirais des années à l’avance. Il faut d’abord se décider sur sa motivation parce qu’on aura besoin de motivation justement, et d’être sûr de vouloir partir pour tenir face à la difficulté que vous allez affronter.

Il faut réfléchir à la destination. Angleterre, Danemark, Allemagne, Italie… Erasmus s’occupe de beaucoup d’universités en Europe. (Hors Europe, les programmes ont des noms différents et fonctionnent souvent d’une autre manière… aussi compliquée.) Attention à bien vérifier les accords qu’a votre université! Vous ne pouvez pas partir n’importe où: il faut que votre université ait un accord particulier avec l’autre université afin de pouvoir valider votre année et vos crédits.

Une fois la destination choisie… en général il faut attendre l’année suivante que les candidatures soient rouvertes ^^ (ou que vous ayez atteint la 3e année d’études supérieures: il reste visiblement assez rare d’avoir le droit de partir avant.) Les dossiers sont à préparer vers février-mars, avec des délais assez raisonnables… si vous arrivez à obtenir des rendez-vous avec les responsables Erasmus.

Une fois la destination choisie donc, vous montez un dossier. Vous avez le droit à trois voeux de destination: trois villes ou trois pays… Pour ma part l’Allemagne était la seule solution envisageable. Non seulement parce que j’en rêve depuis que je suis gamine, mais aussi parce que ma Licence n’a pas d’accord en pays anglophone, et que je n’ai pas réagi à temps pour le Danemark, dont la place venait tout juste d’être instituée. J’ai donc choisi Berlin, Leipzig et Tübingen – ma Licence n’avait d’accord qu’avec Berlin mais ma motivation (vous savez, la lettre de motivation, le CV et les douze-mille rendez-vous avec ma responsable pour lui dire « je VEUX partir sinon  JE = MOURUE ») m’avait accordée une place d’une autre licence s’il s’en libérait une. Le dossier se compose en gros d’une lettre de motivation, d’un CV, d’un projet d’études qui ne sera de toute façon pas valable mais qui montre que vous avez envie de partir et surtout que vous comprenez que vous y allez pour étudier, et ce que vous allez étudier. Pour ma part, l’allemand et l’anglais en majeure, et une langue scandinave. Il faut s’assurer du nombre de crédits, de la possibilité d’étudier ces matières en tant qu’Erasmus, etc… Et il faut rendre à temps !

Une fois le premier dossier rendu, ils (c’est à dire les responsables Erasmus de mon université et les responsables de licence) ont décidé qui allait où. Alors là… le plus dur c’est de se rappeler son numéro d’étudiant, parce que c’est affiché dans le couloir du département mais sans le nom. Et finalement… Ma binôme a eu Berlin, j’ai eu Leipzig…  A la base, ce n’était visiblement pas prévu comme ça (elle aurait dû avoir Amsterdam et moi Berlin … mais il faut parfois compter sur d’autres facteurs que les notes … Une autre lui a « volé » sa place à Berlin: avec ses notes, ma copine aurait dû avoir son premier voeu les doigts dans le nez… mais l’autre a fait jouer d’autres leviers moins « administratifs » et le vrai classement a été décalé… ) Mais ce n’est pas fini!

L’université de Strasbourg m’accordait donc une possibilité pour aller à Leipzig. Ils avaient oublié de prévenir qu’il fallait continuer à faire des papiers. Je savais que la demande Erasmus était une chose longue et fastidieuse mais à ce point! Après le stress des délibérations (et le temps passé sur le premier dossier), on m’a annoncé… que j’avais un deuxième dossier à faire. Ou plutôt deux:

– le premier pour mon université avec une DEUXIEME version du contrat d’études et des papiers à signer et remplir.

– le deuxième pour l’université de Leipzig, avec … le même contrat d’étude et d’autres papiers… exactement pareil que le dossier français… mais le dossier français n’est pas valable en Allemagne et la France refuse d’entendre parler (ou de m’aider) du dossier allemand… Heureusement que mes responsables signent tout ce qu’on leur donne quand même !

La grosse galère … la chose à prévoir avant même de faire ses dossiers en fait, si on a la chance d’être au courant avant, c’est de réclamer une attestation à sa mutuelle et sa sécurité sociale qui prouve que vous êtes couverts à l’étranger. En général, ils vous font courir de bureau en bureau (les joies d’Erasmus, je vous avais prévenus), pour vous dire qu’il faut joindre le service par téléphone parce qu’il est à l’autre bout de la France. Après cinq heures d’attente… ils oublient de vous l’envoyer, etc… jusqu’au dernier cri. J’en avais besoin pour le 15 juin dernier délai. Je l’ai eu le 14juin à 17h30 par mail en me disant que mes parents (à 10 000km de là) doivent signer… Bref.

Ensuite, nouveau temps d’attente. Leipzig a rapidement confirmé par Internet qu’ils m’attendaient. Mail chaleureux, proposition d’aide, numéro d’étudiant… Tellement plus gentils qu’en France ^^ … mais LE papier confirmant ma pré-inscription a mis des mois à venir… Donc pour demander un logement étudiant…. ben j’attends toujours.

Pour la France, il a fallu attendre septembre pour récupérer mon contrat, mais ça y est… Il ne me reste qu’à arriver en Allemagne et faire signer les trucs dont les allemands ignorent encore l’existence pour que tout aille bien… Donc la suite des aventures début octobre. En attendant, je suis inscrite en France régulièrement (obligatoire car c’est l’université de rattachement qui donne le diplôme) et ça c’est encore des papiers à part.

Ah et j’oubliais! La Région Alsace permet aussi de postuler pour une bourse pour les études à l’étranger. Là aussi, lettre de motivation ( très belle ^^ ), cv, et temps d’attente… (C’est la Bourse Boussole et si je l’ai, je serai moins mourue que prévu: https://ssl.region-alsace.eu/boussole/ car elle correspond à 120 euros par mois en plus !). La Bourse Erasmus est d’environ 160 euros en France, et est automatiquement donnée à l’étudiant Erasmus indépendamment de sa situation financière. D’autres bourses sur critères sociaux peuvent être attribuées si vous êtes étudiant boursier.

Traduction simplifiée: Erasmus, avant de partir c’est beaucoup de papiers. Mais n’abandonnez pas si vous vous décidez. Surtout si vous êtes pris 🙂 Je suis sûre qu’après c’est super. Sinon je brûle le bureau de ma responsable Erasmus pour m’avoir fait souffrir pour rien ^^

When? From Februar 2012 to [still downloading information]

Where? Strasbourg university – Leipzig Universität

What do I have to do? So many things…

The decision to applicate for Erasmus has to be taken… years before trying something. You have to be sure of your motivation and your moral strengh… because you’ll need a lot of motivation, indeed, and to be certain to wish to study abroad or you will never stand face to all the difficulties which will come against you!

You must think about the destination. England, Denmark, Italy, Germany…? Erasmus is almost everywhere in Europa – overseas there are other exchange programs but I think they also are difficult to have ^^ Be careful: your university has got specific agrement with specific european universities. You can’t study everywhere: your university has to have links with the other one to validate your year and credits.

When the destination is chosen… you generaly have to wait one semester before the applications are open again ^^ (or you have to reach your third year in bachelor : you often can applicate only if you are in 3rd year and not before). The application files have to be prepared for februar-march… You have to fight the system and have a lot of appointments with your Erasmus responsible !

So… When you know where you want and can applicate, you make your application file. You can applicate for 3 destinations: three cities or three countries. I’ve chosen Germany when I was only 11… and it was to late for me to applicate for Denmark. And at last, my bachelor has got no exchange agreement with an English-speaking country. I put Berlin, Leipzig and Tübingen on my sheet… even my Bachelor has got only Berlin as a wish: thank to my motivation (and my motivation letter and  the fact that I was always in my bachelor responsible, telling her that I’ll die if I have to stay in France^^), they gave me the right to applicate for the places in other languages bachelors if one was free.

The file was (roughly) a motivation letter, a CV, a study project that shows you are aware that you will study and what you will study, all the stuffs to show that you don’t do all of that for fun. (… As if someone can do it for fun…) I have to study German and English first, and a nordic language as third language. You have to check if the subjects have enough credits and if a Erasmus student can attend this lectures. Never forget to give back your file at the right date !

When all of that is done… your Erasmus responsible will meet other Erasmus responsibles of your university, the people in charge of the relationships with the foreign universities… and they decide who goes where. Don’t forget your student number… they don’t give the results by names ! I’ve got Leipzig, my friend who was working on my bachelor work with me has got Berlin… It is supposed to be in relation with your results… but it’s not always true. If it were true, she would have got her first wish (Amsterdam) and I would have got my first wish, Berlin. But… it’s not the end of the story!

It wasn’t the final decision! Strasbourg university only gave me a possibility to go to Leipzig! They forgot to say that I’ll have to do much more to reach my goal! More and more papers to do! I knew it wouln’t be easy to be an Erasmus student but I thought it wasn’t so hard ! After the anxiety of waiting for the results, and all that time on my file, they announced that … I should make two other application files.

– the first one for my university… a new version of the learning agreement + more papers to sign.

– the second one for Leipzig university with… the same learning agreement and papers. Exactly the same as the French ones but the French file has no value in Germany, and the German one just doesn’t exist for France. They never talk together or what?? Lucky me, my Erasmus responsible signed with no questions.

One advice: before doing all of that… try to get a certificate from your insurance company saying that you are covered for your medical expesense abroad because it takes a loooong time for them to react. I had to wait more than 5 hours on phone for someone to take my call and they gave me my paper almost too late! (14th June for the 15th… and they told me my parents had to sign too!)

Then I had to wait again. Leipzig was very fast to send me an e-mail (kind one!) with my student number and a welcome letter. But I also had to wait for the physical letter to be able to applicate for a student room. (Still waiting the answer for this room in fact…)

September, in France, was the month where I registered in Strasbourg university (which is still my basis university which will give me my diplom) and got my final Erasmus file that I will have to make the Erasmus responsible for Leipzig sign on.

The rest of my administrative adventure is to come in October…

[You can also applicate for other scholarships than the Erasmus one. The Erasmus scholarship means about 160 euros / month and it’s given to all Erasmus Students in France. My region also proposes a scholarship – CV, motivation letter, new waiting time… : Bourse Boussole :https://ssl.region-alsace.eu/boussole/ about 120 euros / month).

To make a simple summary of my situation: Erasmus = many papers and waiting times! But don’t give up : it will be so fun ! (And if it is not, and I made all of that for nothing, I’ll just kill my Erasmus responsible for letting me do all of that, and suffer so much for nothing ^^)

First steps – premiers pas.

Il était une fois…

Il y a vingt et un ans, sous le soleil du sud, une petite fille naquit et on lui donna le nom de la lune. Elle avait des parents qui ne tenaient pas en place. Ils avaient visité l’Afrique, l’Orient et l’Occident, et ils rêvaient de chaleur. Ils en trouvèrent dans une petite île française où la cuisine et la culture étaient aussi mélangées et chaleureuses que les eaux tropicales. Ils y firent grandir leurs filles (parce que la petite eut rapidement une petite soeur! ) et les baignèrent plus dans les livres que dans l’océan (il y avait moins de risque de s’ennuyer). Ils réussirent à faire apprendre des langues étranges à leur aînée (donc la petite Lune), en commençant par l’allemand et l’anglais, avant de lui inculquer le goût des voyages.

Australie, Afrique du Sud, Maurice, Mayotte, la Réunion, Rodrigues accueillirent les premiers atterrissages de la petite Lune. Virent ensuite la France métropolitaine (et oh, choc, la Bretagne ne ressemble pas à l’Alsace), l’Allemagne, la République Tchèque, le Danemark… avant que la jeune fille ne décide de voler de ses propres ailes. Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Suisse, furent ses premières destinations de grande fille.

Mais de petits séjours ne suffisaient pas. La petite Lune en voulait toujours plus. Elle se mit à apprendre des langues encore plus bizarres que l’anglais et l’allemand. Elle ajouta l’italien, le danois à sa collection et décida de se laisser tenter par le norvégien et peut-être même par le japonais ou le polonais!

La jeune fille se sentit ensuite prête à tout affronter et se fraya alors un chemin à travers la jungle dangereuse de l’administration péniten… heu universitaire, et remporta la victoire. Erasmus, le Saint Graal, lui fut accordé.

Ce qui suit est la découverte de son destin à travers la Force.

Zoréole, exilée volontaire de la Réunion, un temps alsacienne à Strasbourg, j’ai décidé de trouver un chez-moi sur les chemins qui s’ouvrent à moi. Je suis actuellement quelque part entre le Danemark, l’Allemagne et la France. Ma destination principale pour 2012-2013 est la belle ville de Leipzig.

Mon objectif: apprendre, encore et toujours plus, et rencontrer des gens. Retourner au Danemark. Visiter la Pologne. Aller au Japon. Me rouler dans la neige en Islande. Manger du hareng dans un fjord en Norvège en chantant Til Ungdommen. Echapper à la police russe dans une Gaypride à Moscou. Aller faire coucou au Doctor à Londres. Caresser un ours à Berlin. Manger un mafé au Sénégal. Tirer la langue à la Statue de la Liberté. Boire une sangria au Mexique. Montrer ma dextérité avec des baguettes en Chine. Faire de l’escalade en Inde… Heu peut-être pas quand même. Bref. Bouger.

Et parce que j’ai des amis dans le monde entier, j’ai décidé de tenir ce blog en deux langues. Français et… au choix, selon l’humeur, anglais, allemand, danois, norvégien ou italien.

Je m’appelle Silane et mon prénom vient de la Lune.

Once upon a time.

Twenty-one years ago, parents who loved travelling so much gave birth to a little girl named like the moon. They had visited Africa, East and West, and they dreamed of warmth. They found it on a little french island, where cuisine and culture were as warm and mixed as the tropical waters. That’s where they educated their daughters (because the little one quickly had a little sister!) and they make them grow up more in books that on the beach (as beautiful and less boring). The parents managed to make their eldest daughter learn strange languages: first german and english… and then they instilled in her the desire of travel.

Australia, South Africa, Mauritius, Mayotte, la Réunion, Rodrigues were the first places she landed on. Then, there were the continental France (Alsace and Britanny don’t look like each other ! What a surprise! ), Germany, Czech Republik, Denmark… before the girl decided to fly with her own wings. Netherlands, Denmark again, Germany, Switzerland, were the first destination as « almost adult ».

Little stays were not enough. The little Moon wanted always more. She started to learn much more strange languages than english. She added italian and danish to her collection, started norwegian, and is wondering if she wants to also add polish or japanese.

The girl felt like ready for new adventures and made herself her way through the dangerous jungle of the penitencia… hum administration of her university. She won the price. Erasmus, the Holy Grail.

What happens next is the discover of her Destiny.

I’m from Reunion Island; I was student in Strasbourg; and I decided to find a place where I will feel « at home », crossing all the paths I can.

I’m currently somewhere between Denmark, Germany and France.

First destination: Leipzig, 2012-2013.

My goals: learn, learn again and again, and meet people. And also: to go back to Denmark. Visit Poland. Fly to Japan. Dance in the islandic snow. Eat herrings in a fjord in Norway, while I sing Til Ungdommen. Escape the russian Gaypride in Moscow. Travel with The Doctor in London. Hug a bear in Berlin. Eat mafé in Sénégal. Tongue out to the Statue of Liberty. Drink sangria in Mexico. Not be ridiculous with chopsticks in China. Climb in India (or not). Move. Travel.

I have friend all around the world, so I will try to blog in French but also in my favourite foreign languages. I already apologize for all the writing mistakes I’ll make.

My name is Silane and it comes from the Moon.